Il fait toujours beau au Montan’Aspe ! Honnêtement, on ne se souvient plus trop. Ça fait au moins 8 ans que le soleil et les nuages sont là. Cette année, ça n’a pas loupé, encore une fois, par contre un temps lourd et moite a fait souffrir les organismes.
Pour autant, ça n’a pas empêché de voir plusieurs records tomber ! Sur les distances courtes et longues. Le terrain était plutôt dans un état favorable. Tant mieux ! Car le tracé, magnifique, est toujours aussi dur !

61 km : Simon et Archambeau en mode record

L’agenais Matthieu Simon a des attachés pyrénéennes (St Lary Aure Athlétisme) et il les celle encore plus, habitant désormais à Pau. Le coureur du Team Brooks est un coureur fiable et solide, rapide sur des terrains comme les Templiers (3è en 2022 !) et solide comme sur des courses comme la CCC (11è en 2023).
En haut du Layens, ils sont trois, avec l’aspois des Esclops d’Azun Nicolas Apiou, et le bigourdan du Team Garmin Julien Jorro. En bas, ils ne sont plus que les deux premiers, mais Simon repart plus vite. Et il mène bien sa barque. Personne ne pourra le suivre ! Lancé, il franchira la ligne en vainqueur, en 6h35’06, record de l’épreuve amélioré
Derrière, il y en a un qui remonte. Fabien Beaufils passe 2è à l’Ourtica, et plus tard à l’arrivée en 7h12’51, épuisé. Deux minutes après, Quentin Camou-Junca n’était pas loin d’un retour. Apiou et Flechoux complètent le top 5 !


Chez les femmes, on avait misé sur Juliette Archambeau. Plutôt à l’aise sur le long, avec une 2è place au 70 km des Citadelles en 2023, des victoires à Hautacam, mais aussi une 2è place sur le 22 km il y a quelques jours ce qui montre bien qu’elle peut envoyer, tant que ça grimpe. Après la première boucle, elle a déjà 26 minutes d’avance. Fonceuse, mais alerte et souriante, tout se passe bien pour elle, jusqu’au bout ! Victoire en 8h20’48, record battu pour quelques dizaines de secondes.
Nadège Poulain et Séverine Duhalde, plus « expérimentées », arrivent bien plus loin, mais avec moins de 7 min d’écart. La 3è s’est rapprochée en 2è partie de course, sans pouvoir revenir. Pairaud et Augé dans le top 5.
35 km : Da Costa Reis encore plus rapide !
Mylène Da Costa Reis, vainqueur l’an passé, revient sur ce 35 km costaud. Mais elle passe tous les terrains, et elle gagne. GRP 40, LAT 40, Gypaètes, Hautacam 22 km… Bref, elle mène son train, luttant même pour les places au général ! En 4h18’55, plus rapide que l’an dernier, elle termine 7è au scratch ! Et une de plus pour Mylène. A la 2è place, toujours Sarah Dinclaux, et toujours en forme, comme en 2023. Marine Coquard 3è.

Pierre Comet, 2è l’an passé, était déjà en tête en haut de l’Ourdinse. Seul, mais pas dans la facilité, il continuera à creuser l’écart sur Iñaki Erramouspe (vainqueur du 16 km l’an dernier), régulièrement, pour terminer en 3h48’59. Un peu moins de 12 min d’écart avec le coureur basque, puis une troisième place qui ira à Cyril Babin, à partir de l’Ourtica. 2 Esclops dans le top 3.

A Robert le record du 16 km
Loïc Robert a repris beaucoup, beaucoup de vitesse en montagne, avec son extraordinaire 9è place à Zegama ! Après quelques entraînements, il voulait voir comment ça se passait, mais bien sûr personne de son niveau (ils sont rares) pour l’emmener. Il va boucler l’affaire en 1h18’18 ! Record établi. Ils sont plusieurs au Pouey pour la 2è place, mais ça va éclater, et elle reviendra à François Dubouilh, quelques secondes devant Mathieu Bombard !
Chez les femmes, Sophie Steunou était la plus rapide, en bosse comme en descente. Le chrono final sera de 1h47’59 ! Charlotte Canazzi et Jade Ferrest sur le podium.

Sur le 9 km, Boyer très solide
Le dernier record de la journée sera pour Julien Boyer, un autre Esclops d’Azun, médaillé de bronze aux France de montagne junior par équipe. Jeune donc, et très rapide, puisqu’on passe sous les 40′ et largement : 38’04, nouveau temps de référence ! Jean-Noël Duboé aura le dessus sur Didier Cauhapé.
Manon Chabanier-Guichard remporte la course féminine en 59’43, avec un peu moins de 2 min d’avance sur Aurélie Rives, et 6 min sur Violaine Casteignau.

Une fin sans orages
Le ciel est devenu menaçant, le temps toujours lourd et humide n’a pas laissé échappé une goutte (à Bedous) avant la fin des épreuves. Ouf ! Les coureurs les moins rapides ont été déviés sur un parcours de 52 km, et continuer de profiter encore un peu du décor.
Les coureurs ont pu se restaurer pendant nos commentaires et les musiques des bandas, profiter du stand du partenaire sportif pour s’équiper, goûter des glaces artisanales, bref… Le Montan’Aspe 2024 a vécu !


