Le gainage, pourquoi faire ? Explications côté kiné

Le gainage, on en entend parler, on pratique plus ou moins, par période de motivation… Mais comme tout entraînement, c’est une histoire de régularité, et il faut bien le pratiquer pour ne pas se faire mal. Car pour la course à pied comme pour la santé, c’est un atout indéniable.

C’est mieux de bien comprendre pourquoi en faire, du coup, on a demandé à Emeline Oudet, notre intervenante kiné sur Run in Pyrénées, qui pratique aussi le trail. Elle complète, d’un point de vue kiné, l’article que nous avions écrit il y a un an et demi, et qui avait intéressé beaucoup de monde. Place aux explications !

 

QU’EST CE QUE LE GAINAGE ?

Le gainage est le maintien de la sangle abdominale et des muscles du dos. Par définition, les muscles abdominaux les plus profonds (le transverse par exemple) maintiennent le squelette. Ainsi ils permettent de maintenir des postures et conditionnent ainsi les mouvements.

Petit cours d’anatomie :
Plus précisément, il existe 3 couches d’abdominaux : une profonde (le transverse), une moyenne (les obliques), une superficielle (les grands droits)

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Schéma planche anatomique abdominaux

La couche profonde : le muscle transverse est transversal comme son nom l’indique, il fait le tour du tronc jusqu’au carré des lombes, ainsi il peut s’apparenter à une gaine que les femmes mettaient autrefois, ou encore une ceinture lombaire. C’est en fait votre ceinture lombaire physiologique !

Il possède 3 actions : Lire la suite « Le gainage, pourquoi faire ? Explications côté kiné »

Repousser ses limites : Jean-Christophe Holzerny et Jocelyne Pauly témoignent

Jeudi 14 février au Lycée Théophile Gautier à Tarbes, le triathlète Jean-Christophe Holzerny et la traileuse Jocelyne Pauly ont tenu une conférence avec pour thème « repousser ses limites ». Ces deux athlètes d’endurance, professeurs de philosophie (Holzerny) et d’éducation physique (Pauly), étaient parfaitement à-même de témoigner de leur expérience devant des élèves du lycée et des personnes présentes, qui n’ont pas manqué de leur poser des questions.

Cette conférence s’est tenue dans le cadre de Génération 2024 (JO de Paris) et du Lycée ouvert à la cité.

Jean-Christophe Holzerny (JCH) a eu un passé de haut niveau en natation avant de courir et se mettre au triathlon. Il s’est qualifié à l’Iron Man d’Hawaï (13 octobre 2018) et y a établi son record en 9h24 (40-45 ans).

Jocelyne Pauly (JP) était handballeuse avant de fonder une famille puis se mettre à courir il y a 12 ans. Passée par la route, elle s’est ensuite mise au trail où elle a réalisé ses plus belles performances en terminant 3è de l’UTMB puis de remporter le Grand Raid de la Réunion.

 

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JCH a souligné d’ailleurs qu’on ne repoussait pas ses limites (mentales, physiques voir éthiques) mais Lire la suite « Repousser ses limites : Jean-Christophe Holzerny et Jocelyne Pauly témoignent »

La course à pied : sport d’humilité

Courir, après marcher, c’est ancré en nous. Pas étonnant que ce sport est en soi le plus pratiqué du monde, hors contexte de compétition ou de recherche de bien-être. On court à l’école, pour jouer, pour traverser la rue, pour se déplacer, voir pour chasser. En soi, il ne demande presque rien en terme de dépense, car on pourrait courir pieds nus, avec de simples tissus sur la peau. Aujourd’hui, c’est vrai que la technologie aidant, elle permet au coureur de rentrer dans une activité régulière, de compétition et de défis.

 

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Une énorme quantité de personnes court sur tout le globe. Et puis il y a nous, de notre côté. Nous et notre contexte quotidien, nos espoirs, nos envies, et chacune de nos foulées. Elles sont par milliers à chaque sortie, par millions et plus en les cumulant toutes au fil du temps. Dites-vous qu’il y a autant de personnes qui font la même chose que vous, qui y consacrent les mêmes efforts, sinon plus. Rien que cela devrait nous rendre humble…

« il y aura toujours meilleur que nous, tôt ou tard. Qu’un jour, notre progression va s’arrêter et notre forme diminuer, et qu’il y aura quelqu’un pour faire mieux et avoir des succès à son tour » 

Mais il est difficile de le réaliser, car Lire la suite « La course à pied : sport d’humilité »

Entraînement : c’est quoi une bonne séance ?

Une bonne séance, en soi, serait un entraînement qui s’est achevé sans blessures, dans les intensités ou dans les temps espérés. Avec une certaine fatigue bien sûr, provoquée par les efforts fournis, où l’on a eu de bonnes sensations et du plaisir malgré la souffrance que cela a généré.

Quelques fois les attentes sont même dépassées, le corps répondant mieux que ce qui était attendu. Une certaine facilité peut être ressentie alors que l’intensité effective se situe dans le haut de vos standards. Quand le corps est disposé à tout encaisser, c’est le pied ! Mais ça résulte aussi de toutes les adaptations que vous lui avez demandé jusqu’alors.

 

Une séance bien construite

Une bonne séance, au sens pratique, doit pouvoir comporter une phase d’échauffement, un corps de séance et une phase de récupération.

Pour une séance de fractionné sur piste ou une sortie en nature avec changement de rythme, l’échauffement ne doit pas être négligé, même quand on a peu de temps devant soit. Il vaut mieux un corps de séance court mais avec un bon échauffement, qui sert aussi de montée en puissance, et une bonne récupération, qui permet au corps de revenir au calme. Ces deux phases ont aussi pour but de respecter le corps et ses fonctions, et donc d’éviter les blessures !

 

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Un bon échauffement, c’est Lire la suite « Entraînement : c’est quoi une bonne séance ? »

Et si on oubliait un peu les chiffres…?

Difficile de ne pas parler de chiffres, tant notre pratique est constamment liée avec, et nous aussi.

Nous pourrions courir et nous entraîner sans montre, et ce serait une bonne chose de le faire de temps en temps. Mais nous sommes au minimum rattrapés par nos emplois du temps, nos familles, notre travail, et nous devons placer notre pratique dans un temps imparti, de façon plus ou moins large. Il faut donc la quantifier pour ne pas déborder sur le reste. Toutefois, cela reste possible de le faire si on le veut bien.

Car la montre, les applis et les réseaux sociaux nous renvoient en permanence des chiffres. Et nous, on s’y accroche. On calcule pour interpréter… Non, pour ré-interpréter ! L’interprétation correspond au ressenti, et si la technologie nous renseigne sur le chiffrage de toute chose, le quantifiable, la lecture des sensation, elle, s’éloigne un peu plus…et c’est bien dommage.

 

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Aujourd’hui, on Lire la suite « Et si on oubliait un peu les chiffres…? »