Pyrénées Personal Training : ITW du coach Paul Boussemart en temps de crise

On ne peut pas dire que le période soit facile pour le sport : contraintes spatiales, horaires, salles fermées, suivi à distance, pas de compétitions, démotivation… Alors, comme tout le monde, il faut savoir s’adapter. Depuis mars 2020, le coach de Pyrénées Personal Training, Paul Boussemart, a usé de toutes les possibilité pour assurer son travail du coach le mieux possible.

Photos de l’article : Florian Galindo

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, on vous l’avait présenté (ICI), et on avait sollicité les avis de trois athlètes (ICI). Cette fois-ci, on a été voir comment ça se passait pour lui, son travail et ses athlètes. L’actualité n’est pas très réjouissante pour l’heure, et pourtant, l’activité se poursuit plus que jamais !


Paul, tu es coach, mais aussi compétiteur dès que en as l’occasion : comment tu vis ça en ce moment ?

Salut Run In Pyrénées, content de vous retrouver pour une nouvelle saison (une vraie bonne saison, pour bientôt souhaitons-le). En ce qui me concerne, j’avais une belle liste de challenges en off au programme, et c’est ce qui m’a permis de tenir pour 2020 et ce début de 2021. J’ai aussi été plutôt chanceux car j’ai pu accrocher quelques dossards 100% plaisir en fin d’été/début d’automne dernier, entre deux vagues de virus. Maintenant comme nombre d’entre nous, je dois faire preuve d’un peu de patience pour 2021. Ça frémit, et je teste des nouveautés à l’entraînement, méthodes, matériel etc…

Justement, le coaching, comment ça se passe en ce moment avec la situation sanitaire ? Dans quelles conditions se passent tes séances d’entraînement et de suivi ?

Lire la suite « Pyrénées Personal Training : ITW du coach Paul Boussemart en temps de crise »

La compétition : le moment de vérité

La compétition, c’est LE moment où il faut briller. Tout le travail cumulé à l’entraînement doit s’exprimer sur une date définie, le jour J, à ce moment précis. Tous ces efforts faits l’un après l’autre s’additionnent pour obtenir un résultat. Mais il faut tenter de l’obtenir sur un « one-shot », sur UN rendez-vous unique. C’est ce qui donne à la compétition toute sa saveur. Aux extrêmes, l’extase ou le drame personnel.

Photo Yann Ilhardoy
Courses d’entraînement : pas vraiment la même chose

Quand la compétition manque, on est tenté de tester sa forme pour voir si l’entraînement a fonctionné et pour ne pas « gâcher », en quelque sorte, tous ses efforts. Bien sûr, cela donne une bonne indication du potentiel actuel, mais il faut aussi replacer la chose dans son contexte. Rappelez-vous le caractère exceptionnel de la compétition :

Lire la suite « La compétition : le moment de vérité »

Quelques idées de séances à faire quand on n’a qu’une heure de temps

Quand on n’a qu’une heure, on peut parfois manquer d’idée ou de motivation. Que peut-on faire avec une seule heure devant soi ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup ? On va tenter de vous apporter quelques idées et les explications qui vont avec. Une heure, c’est un timing tout à fait raisonnable pour bien bosser ! Alors, pendant votre heure réglementée du confinement, pendant votre pause au travail ou pour placer une séance « vite fait, bien fait », voici quelques pistes !

Une heure bien construite

Ce n’est pas parce que l’on n’a qu’une heure, qu’il faut oublier de bien s’échauffer et de bien récupérer. Évidemment, le temps est court. Mais négliger l’échauffement augmente les risques de blessures et ne permet pas de réaliser une bonne séance, avec de bonnes sensations.

Le but de l’échauffement, c’est de permettre au corps de monter en température. Un sang plus chaud devient plus fluide, il circule plus facilement, les muscles et les tendons plus chauds s’étirent et se contractent mieux, on gagne en efficacité, on se blesse moins.
La récupération permet de faire redescendre progressivement le coeur et d’évacuer les déchets musculaires avec une activité moins intense. On fait revenir au calme ses fonctions, on s’apaise.

BREF ! C’est court, mais si on respecte :

  • 20 min de footing, dont les 5 dernières un peu plus actives + 5 min avec quelques mouvements pour se décoincer et faire quelques gammes (flexions, montées de genoux, mouvements du tronc…) et quatre accélérations
  • 5 min de footing de récupération, retour au calme…

Ça laisse 30 min pour faire une belle séance ! On va donc vous donner quelques idées.

Photo Guillaume Meignier | Maël Alric

Une heure, une séance
Lire la suite « Quelques idées de séances à faire quand on n’a qu’une heure de temps »

Fractionner sur piste : un travail de qualité

Pour commencer, la piste ne concerne pas que les pistards ! Et on a déjà évoqué les atouts d’un changement de lieu, d’entraînements et de surfaces. Varier : vous avez tout à y gagner !

Côté pratique : tout le monde n’a pas accès tout près de la maison à une belle piste en tartan. Quand c’est possible, il faut pouvoir le faire, quitte à programmer autre chose avec le fait de rejoindre une ville où elle se trouve. Certaines pistes en cendrée sont bien entretenues, d’autres non. Il faut bien sûr considérer qu’à l’appui il y ait un léger dérapage, et donc adapter le chrono sur les séances. Quelques fois, c’est une histoire de 2s par 400 m, jusqu’à 5s par 1000 m. D’autres fois, si vous disposez d’une route ou bande bitumée bien plate et marquée au sol, ça peut faire l’affaire (même si la surface n’est pas la même, et que les virages ne vous donneront pas la même impression). Bref ! On va considérer que vous vivez dans un monde idéal.

Fractionner sur la piste, c’est effectuer un travail de qualité, et ce à plusieurs niveaux. Les séances ne sont pas à réserver aux coureurs de 1500 m ou à ceux qui préparent du 10 bornes. Les traileurs, les marathoniens ou les triathlètes y trouveront aussi de nombreuses façons d’effectuer des séances utiles ET efficaces. Voyons ça de plus près !

Apprentissage des allures

La piste comporte de nombreux marquages, qui servent aux départs des courses, au placement des haies et des barrières, aux zones de transmission des relais. Mais vous avez surtout besoin de savoir qu’elle fait 400 m, et que des lignes continues blanches sont aux 100 m, 200 m, 300 m et donc l’arrivée. A partir de ces 4 points tous les 100 m, vous allez pouvoir contrôler avec votre montre les allures, les temps de passage d’une séance, la valeur de la vitesse (en km/h) qui correspond au temps de passage à chaque section.

Lire la suite « Fractionner sur piste : un travail de qualité »

Les séances de côtes : à placer dans son entraînement !

C’est dur, ça fait mal à la gueule et aux jambes, c’est épuisant, mais… c’est bon pour vous !

Il suffit juste d’aller courir pour être en bonne santé. Mais si vous voulez être plus forts et progresser, les séances de côtes sont à placer dans votre entraînement. Pas faciles, ces séances sont ultra bénéfiques si on les conduit bien.

 

P1060404

 

Elles ont de nombreux avantages :
  • musculation naturelle et travail de la puissance : forcément, avec la pente, vous luttez contre la gravité et il faut produire plus d’efforts pour se déplacer. Les muscles des jambes sont très sollicités : mollets, cuisses, fessiers (importants dans la propulsion et l’extension du bassin) et les bras par leur rôle moteur, de cadence.

 

  • Gain en vitesse et en économie de course : des muscles plus forts permettront de développer plus de puissance et de produire ou soutenir des vitesses plus élevées. Plus solide sur vos membres inférieurs, vos appuis s’écraseront moins (vous économisez de l’énergie) et vos fibres seront plus résistantes à la casse. Avec ce gain en économie, vous gagnez aussi en endurance.

Lire la suite « Les séances de côtes : à placer dans son entraînement ! »