Peut-on toujours « faire mieux » ?

On s’entraîne, on s’investit, on se dépouille… et en course, on donne tout ce que le corps a en réserve et on supporte toute la souffrance que la tête nous permet d’endurer.

Quand on arrive au bout d’une course, elle-même située au sommet d’un objectif, il y a d’abord la sentence du chrono ou de la place. Ce, quelque soit l’objectif et le niveau de chacun. Cette sentence, qu’elle soit positive ou négative, ne doit pas faire oublier d’analyser le tout : pas seulement la performance, mais aussi les conditions de course et de préparation, qui ont donné au final tout ce qui s’est produit en course.

Quand on se prépare et que l’on met les ingrédients pour réussir, on a évidemment plus de chance de réussir. Malheureusement, nous ne sommes pas des machines et tout ne se passe pas toujours comme on l’imaginait. Le corps et ses réactions, l’esprit et ses mystères quelques fois indomptables…

Très vite, la réflexion, le doute, reprennent le dessus : et si j’avais pu faire mieux ? Et si, en me faisant plus mal, je passais un cap ? Si je faisais plus attention à la nourriture ? Et si…

 

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Les « si » peuvent nous emmener très loin. Les rêves sont des « si », les espoirs aussi. On veut tous Lire la suite « Peut-on toujours « faire mieux » ? »

Course à pied : éviter au mieux les troubles d’estomac

Cette fois-ci, on aborde le sujet assez complexe des troubles d’estomac, expérimenté au moins une fois par la plupart des coureurs. Quelques questions adressées à Salomé Caillau, notre diététicienne-nutritionniste, qui aborde le sujet . Pour toutes questions complémentaires, vous pouvez réagir ou bien contacter directement Salomé pour éventuellement prendre rendez-vous.

 

– Bonjour Salomé !

Quelles sont les erreurs que commettent les coureurs et qui leur causent des troubles d’estomac, avant ou pendant l’effort ?

Les troubles digestifs sont un vaste sujet en nutrition du sport. En effet il existe une multitude de causes possibles dont je vais essayer de vous dresser une liste mais elle ne sera sûrement pas exhaustive.

* Mauvaise hydratation
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– Notamment en condition d’hyperthermie associée à une forte déshydratation.

* Alimentation pré sportive :
– Consommation de fibres la veille ou le jour de ce gros effort : crudités, féculents complets, légumes à goût fort.
– Consommation mal gérée de glucides avant l’effort.
– Consommation de graisses cuites ou de graisses en trop grande quantité.
– Consommation de caféine / prise d’anti-inflammatoires
– Produits sans sucre au sorbitol (bonbon, chewing gum, etc.)
– Raison physiologique : entraînement très intense responsable d’une déviation de l’afflux sanguin de l’estomac vers les muscles / modifications hormonales influencées par l’activité physique.
– Des contextes de repas inappropriés et un comportement alimentaire déstructuré.

 

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Photo Myke Hermsmeyer

 

* Pendant l’effort :
– De mauvaises stratégies hydriques et nutritionnelles au cours de l’effort. Lire la suite « Course à pied : éviter au mieux les troubles d’estomac »

Bien organiser sa semaine d’entraînement

Chacun a ses propres objectifs, chacun fait aussi en fonction de son emploi du temps, de sa famille, et chacun choisit le niveau d’investissement qu’il souhaite consacrer à sa pratique. Nous ne sommes pas tous égaux en terme de qualités physiques (innées) mais nous pouvons tous nous entraîner.

Pour cela, il faut commencer par bien mettre en face de soi des objectifs en rapport avec ses possibilités. Ils peuvent être élevés mais réalistes. Et si vous souhaitez devenir champion olympique, alors il faut tout mettre en place pour tenter d’y arriver !

 

Dans cet article, il ne s’agit pas de donner des plans d’entraînement à tout le monde, mais plutôt d’indiquer comment une semaine d’entraînement doit être construite et avec quels types de séances en fonction du nombre d’entraînement dans la semaine.

 

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A un entraînement / semaine : pour ça, un footing de « décompression » suffit. Allure cool, dans un parc, ça irait très bien. Pas plus d’une heure, car le corps, à cette fréquence n’est pas prêt à subir une fatigue excessive.

A deux entraînements / semaine Lire la suite « Bien organiser sa semaine d’entraînement »

Course à pied, nutrition et saisons : la nécessaire adaptation

Comme chaque mois, nous prenons rendez-vous avec Salomé Caillau notre diététicienne-nutritionniste pour poser trois questions sur un sujet concernant nutrition et course à pied. Voici ses réponses sur le thème de la nutrition en fonction des saisons et des conditions extérieures. Pourquoi s’adapter ? De quelle façon ? Voici quelques éléments de réponse.

 

Bonjour Salomé !
– On ne mange pas les mêmes choses toute l’année : il faut aussi suivre le rythme des saisons. Pourquoi ?

Suivre le rythme des saisons n’est pas toujours respecté de nos jours compte tenu de nos modes de production et de la diversité que nous offre les étals des supermarchés. Pourtant, il semble bénéfique pour la santé de manger au rythme des saisons. En effet, plusieurs raisons justifient cette idée :

– La valeur nutritive des produits de saison est conservée à son maximal. Non altérés par les transports, cueillis à maturité, les produits offrent leurs plus grandes qualités nutritives : vitamines, minéraux, oligo-éléments sont au rendez-vous.

– Moins d’engrais, de pesticides, de conservateurs avec ces produits.

– Le cycle agricole naturel semble respecter nos besoins au fil des saisons : des fruits à forte teneur en eau en période estivale, des légumes riches en glucides nécessaires pour des saisons plus froides, de la vitamine C pour renforcer le système immunitaire en hiver (choux, kiwi, agrumes)

– Plus de goût, de saveurs pour les produits de saisons.

 

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– Pour un coureur, tu adaptes donc tes conseils/ ton suivi en fonction des saisons ? Lire la suite « Course à pied, nutrition et saisons : la nécessaire adaptation »

Course à pied et besoin en fer

Le fer est un des éléments essentiels à une bonne santé. Le coureur en a d’autant plus besoin pour son activité physique ! C’est un sujet qui revient régulièrement quand on s’entraîne jusqu’à épuisement. Voici un petit tour du sujet en trois questions, adressées à Salomé Caillau notre diététicienne-nutritionniste.

– Salomé, pourquoi le fer est il si important pour le coureur ?

Le fer est l’un des constituants principaux de l’hémoglobine, la protéine qui transporte l’oxygène des poumons aux mitochondries (petites centrales énergétiques dans les cellules). En moyenne, les besoins en fer sont de 9 mg/jour pour un homme et 16 mg chez une femme. Ces besoins sont augmentés si le sportif nécessite une ration alimentaire supérieure à la moyenne (+ 2200 kcal). Lorsque l’organisme manque de fer, ce mécanisme est déficient puisqu’il n’arrive plus à produire suffisamment d’hémoglobine : c’est l’anémie. Chez le sportif, cela devient embêtant car les muscles sont mal oxygénés. Ils sont contraints de s’adapter en puisant l’énergie dans des filières énergétiques produisant de l’énergie sans oxygène, normalement utilisées pour des efforts intenses. Ainsi, le seuil lactique est plus bas et la performance en est altérée (chute de la VO2max). C’est l’inverse du dopage à l’EPO !

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Une carence en fer (anémie) entraîne :
· Une fatigue générale, vertiges, migraines, etc.
· Une fatigue plus rapide au cours de l’effort physique
· La pratique sportive peut entraîner une perturbation de l’assimilation en fer. En effet, les sportifs éclatent leurs globules rouges au cours des chocs (foulée chez le coureur), le fer passe dans le sang et est éliminé dans les urines. D’autre part, au cours de l’effort, le système digestif est mis de côté pour alimenter les muscles en oxygène, l’intestin souffre et peut là aussi entraîner une fuite de fer.
Les athlètes les plus à risque d’anémie sont Lire la suite « Course à pied et besoin en fer »