Le coureur, tel un phénix ?

Dans la tête du coureur, des kilomètres d’aller-retour émotionnels, qui usent autant que le corps se déplume, au fur et à mesure… J’arrête, j’arrête pas, je passe à autre chose, j’ai besoin de pause…

Courir léger, aérien, avec cette sensation de voler et de ne plus pouvoir s’arrêter, ça n’arrive pas si souvent qu’on le croit. Quand on y pense, sur toutes ces heures à courir, combien nous emmènent à cet état d’extase ? Très peu. Bien sûr, il y a d’autres satisfactions, plus immédiates, comme suer un bon coup et expulser toutes ces petites choses négatives qui nous envahissent. Entretenir son physique, sortir prendre l’air. Mais on ne court pas pour que la souffrance nous tienne en et s’impose à nous. On sait qu’il faut pouvoir se bagarrer, la surpasser et essayer de la maîtriser dans un but de progression. Ça ne s’obtient dans la facilité et l’immédiateté. Mais courir simplement pour souffrir, dans la contrainte, non.

PHOENIX

Courir c’est se libérer, se sentir puissant et léger, être maître de ses capacités. On court pour aller chercher ces sensations là. Et c’est pour ça qu’on y retourne. L’espoir fait courir. On est prêt à échanger des heures beaucoup moins positives pour un peu de ce bonheur-là.

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Cours toujours, tu m’impressionnes !

On court avant tout pour soi, dans un but de compétition, de bien-être et de santé. On court pour dépasser ses limites, tenter des choses qui se sont formées dans notre esprit et que l’on veut voir se traduire concrètement. Elles sont parfois un peu folles, mais après tout pourquoi pas, chacun court pour soi !

Il est rare, ou alors c’est une mauvaise voie empruntée, que l’on parte courir, faire une perf / un défi « dans l’idée d’impressionner » quelqu’un. Par contre, et ce de plus en plus grâce à l’exposition et la visibilité qu’offre internet et les réseaux sociaux, on essaie de susciter l’admiration.

 

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C’est un peu le travers de ce tout « statistiques », de chiffrage du nombre de visites, de suiveurs : pour donner de quoi, rendre ses actions intéressantes, on est poussé au défi (indirectement) ou à la tentative d’impressionner. Mais cette façon de fonctionner marche aussi bien à Lire la suite « Cours toujours, tu m’impressionnes ! »

La course à pied : sport d’humilité

Courir, après marcher, c’est ancré en nous. Pas étonnant que ce sport est en soi le plus pratiqué du monde, hors contexte de compétition ou de recherche de bien-être. On court à l’école, pour jouer, pour traverser la rue, pour se déplacer, voir pour chasser. En soi, il ne demande presque rien en terme de dépense, car on pourrait courir pieds nus, avec de simples tissus sur la peau. Aujourd’hui, c’est vrai que la technologie aidant, elle permet au coureur de rentrer dans une activité régulière, de compétition et de défis.

 

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Une énorme quantité de personnes court sur tout le globe. Et puis il y a nous, de notre côté. Nous et notre contexte quotidien, nos espoirs, nos envies, et chacune de nos foulées. Elles sont par milliers à chaque sortie, par millions et plus en les cumulant toutes au fil du temps. Dites-vous qu’il y a autant de personnes qui font la même chose que vous, qui y consacrent les mêmes efforts, sinon plus. Rien que cela devrait nous rendre humble…

« il y aura toujours meilleur que nous, tôt ou tard. Qu’un jour, notre progression va s’arrêter et notre forme diminuer, et qu’il y aura quelqu’un pour faire mieux et avoir des succès à son tour » 

Mais il est difficile de le réaliser, car Lire la suite « La course à pied : sport d’humilité »

Et si on oubliait un peu les chiffres…?

Difficile de ne pas parler de chiffres, tant notre pratique est constamment liée avec, et nous aussi.

Nous pourrions courir et nous entraîner sans montre, et ce serait une bonne chose de le faire de temps en temps. Mais nous sommes au minimum rattrapés par nos emplois du temps, nos familles, notre travail, et nous devons placer notre pratique dans un temps imparti, de façon plus ou moins large. Il faut donc la quantifier pour ne pas déborder sur le reste. Toutefois, cela reste possible de le faire si on le veut bien.

Car la montre, les applis et les réseaux sociaux nous renvoient en permanence des chiffres. Et nous, on s’y accroche. On calcule pour interpréter… Non, pour ré-interpréter ! L’interprétation correspond au ressenti, et si la technologie nous renseigne sur le chiffrage de toute chose, le quantifiable, la lecture des sensations, elle, s’éloigne un peu plus…et c’est bien dommage.

 

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Un brin de nostalgie…

Les fins d’année sont propices à quelques remémorations et donc un peu de nostalgie.

En ce moment, je partage sur Facebook quelques photos de l’année qui vient de se passer et j’essaie de remonter plus loin, histoire de rappeler quelques souvenirs aux coureurs déjà présents à l’époque et aux « nouveaux » pour leur monter ce qu’il s’est passé avant leur arrivée dans ce sport.

Quand je me replonge dans mes albums je revois des visages qui me disent quelque chose, mais je ne les croise plus sur les courses. Plus le temps ? Blessés ? La santé, la famille…? Bref. J’ai même des photos de courses qui n’existent plus ! Vous savez (ou vous ne le savez pas) il n’y avait pas de classement chrono par puces… Il y a quelques temps (10 ans ou plus) on faisait encore avec les noms sur les dossards, qu’on mettait sur une pique dans l’ordre d’arrivée…

Quelques fois, le temps passe trop vite, et on n’y peut rien même si on court après lui ! C’est drôle quand on y pense. Il passe trop vite car nos souvenirs sont encore très marqués alors que le calendrier a défilé : on se souvient de la performance, du déroulement de la course, de la place… Et puis en se remémorant on se dit : « Wouaw, mais j’étais en forme là ! Comment je faisais ? C’est si dur maintenant, et pourtant, j’ai l’impression de faire autant d’effort… ». Il y a des périodes de plénitude physique, sans douleurs, sans blessures, où tout est facile et où la performance tombe « comme ça », alors que quelques années après, on apprécie la valeur de chaque effort, de chaque résultat obtenu. Il faut souvent un peu de bornes derrière soi pour le réaliser !

 

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Trophée de l’Oussouet, Astugue (65) en 2009

 

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