Elisabeth Brunet : entre marche athlétique et trail

Elisabeth n’est pas qu’une coureuse à pied, elle marche aussi à un niveau national. Originaire de Luchon et passé par Tarbes où elle revient encore très souvent, je lui ai posé quelques questions entre ses entraînements fréquents et son travail de podologue, pour mieux vous la présenter.

 

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– Salut Elisabeth ! Ou plutôt Babeth, pour tes proches. Tu as touché un peu à tout entre l’athlétisme et la course à pied. Racontes-nous en quelques mots ton histoire sportive.

Salut Mathieu ! Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours fait du sport car mes parents étaient sportifs, donc avec ma petite sœur nous y avons été habitués très tôt.

J’ai touché à tout : montagne, ski de fond, ski alpin, tennis, golf, équitation pour finalement m’arrêter à l’athlétisme. J’ai découvert ce sport et en particulier la course par le biais de l’UNSS, car en cours la prof me faisait courir avec les garçons, voyant que j’avais du potentiel. J’ai décidé de m’entraîner un petit peu. Assez vite, les résultats sont arrivés car j’ai commencé à gagner des cross. Je me suis licenciée au club de l’ACM pour finalement signer à l’UAT ! Depuis, je suis restée fidèle à ce club (devenu TPA, Tarbes Pyrénées Athlétisme) car j’y ai créé d’énormes liens d’amitié forts et sincères; jusqu’à venir vivre à Tarbes pendant 5 fabuleuses années…

J’ai obtenu mon bac au sport étude de Font-Romeu en section demi-fond. J’ai passé mes 2 années de prépa à Toulouse en m’entraînant au CREPS avec Roger Milhau, avec qui j’ai réussi à faire 4’52 sur 1500 m, 36’50 sur 10 km et 11’32 sur 3000m steeple. Ensuite, j’ai été prise à l’école de podologie de Bordeaux où j’ai essayé la marche athlétique car il y avait un super groupe d’entrainement sous la houlette de Loubna Hasseine. Au bout de 4 mois d’entrainement, je passais sous les 2h sur 20 km et 1 an après je connaissais ma première sélection en équipe de France.

Depuis, j’ai connu des hauts et des bas pendant lesquels je me suis lancé des défis en vélo ou en trails notamment le GRP sur 80 km !

 

– Aujourd’hui, tu jongles entre la marche athlétique, avec un niveau national, et le trail. Quels sont tes résultats en trail et comment arrives-tu à passer de l’un à l’autre ?

 

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Depuis 2016, je pense avoir trouvé mon équilibre sportif, c’est-à-dire m’entraîner sérieusement à la marche pendant la saison hivernale, les championnats de France sur 20 km étant en Mars, pour ensuite basculer sur la saison de trail, tout en maintenant quelques sorties de marche pour ne pas perdre au niveau de  la technique.

Ça bien fonctionné en 2016 car j’ai participé à tous les championnats de France en marche (élites indoor, 20 km et élites sur piste) avec des records personnels sur 3000 m (14′ 16) 5000 m (24’57). L’été dernier, avec 6 semaines d’entrainements spécifiques montagne je prends la 5è place féminine au GRP sur le 84 km et la 60è place au général !

La marche m’apporte la partie relâchement/concentration sur l’objectif. J’arrive à faire la part des choses ente ces deux disciplines, qui restent complémentaires. Durant la saison hivernale, la marche m’apporte un repos articulaire car le corps est beaucoup moins soumis aux chocs, toujours en appui au sol !

 

– Pourquoi t’es tu dirigée vers le trail, finalement ? Qu’est ce que tu aimes dans cette pratique qui s’éloigne un peu des codes de la FFA ?

A la marche, je suis obligée de rester concentrée sur ma technique pour ne pas avoir de cartons, ce qui peut parfois être frustrant car je ne peux pas me rentrer totalement dedans…alors qu’en course, tu arrives à poser le cerveau !
En trail, notamment à partir de 40 km, c’est le mental qui fait la différence et la technique de course pour le finish.

 

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– Tu vas continuer à pratiquer les deux disciplines dans le futur…?

Pour le futur, je pense continuer ces deux disciplines car je suis une personne qui déteste la monotonie, et une fille de défis… Il se pourrait qu’en 2018, je tente un 50 km marche car cette épreuve est devenue distance officielle. En trail, j’aimerai un jour finir la fameuse Diagonale des Fous avec un chrono et une place honorables.

 

– Tu es podologue à Toulouse, et tu vois énormément de sportifs bien évidemment. Quels sont les soucis les plus récurrents que tu rencontres chez les coureurs ?

En effet, depuis 1 an, j’exerce sur Toulouse tout en intervenant de temps en temps sur Tarbes et Luchon. Je m’occupe beaucoup de sportifs, notamment des athlètes, des rugbymans, des footballeurs.. Je les reçois en consultation pour des problèmes tendineux (adducteurs, Achille, tenseur du fascia lata), aponévrose plantaire, syndrome rotulien, périostites tibiales…

 

– Quels conseils simples pourrais-tu donner à ces coureurs pour éviter ces problèmes ?

Personnellement, je pense que toute personne qui entreprend une activité physique, d’autant plus la course à pied, devrait faire un bilan podologique à titre préventif afin de voir si cette dernière présente un trouble statique (pied plat, pied creux, pronation, supination, genoux valgum, inégalité de longueur des membres inférieurs).
La confection d’orthèses plantaires thermo-formées, adaptées au sport pratiqué, éviterait d’avoir des phénomènes douloureux à l’avenir.
A titre professionnel, j’ai investi dans un système d’analyse en dynamique, plus précisément des semelles embarquées constituées de capteurs de pressions plantaires, que je mets dans la chaussure de sport. Par système de Bluetooth, je vois ce qui se passe au niveau des appuis plantaires pendant l’activité sportive et ensuite j’adapte des corrections propres aux déformations de chacun !

 

– Un mot que tu voudrais adresser aux lecteurs de Run in Pyrénées ?

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Si j’avais un seul mot à dire ça serait PLAISIR. En ce qui me concerne, je prends du plaisir à chaque entrainement, même dans les séances où je suis en lactique. C’est avec cette philosophie que j’arrive à me dépasser et à aborder étape par étape chacun de mes objectifs.
« Tes rêves te demandent de risquer, de délaisser le confort, d’exister dans le monde, d’être différent, de déranger et de croire en toi » M-C Turgeon.

A très vite sur la piste ou sur un chemin !…
Babeth

 

 

Mathieu, Run in Pyrénées

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