Réglementation des courses hors-stade pour 2019 : tour d’horizon

Récemment, la réglementation 2019 des courses hors-stade a été publiée sur le site de la Fédération Française d’Athlétisme. Nous vous invitons, coureurs et organisateurs, à garder ce lien et à vous y référer.

Avec vous, faisons un petit tour des grandes lignes de cette réglementation, qui pour certains sera simplement une sorte de rappel, bien qu’elle soit chaque fois rafraîchie.

 

Sans titre

 

Constat

Ce que l’on constate dans de nombreux départements, c’est la hausse des courses hors-stade. De nombreuses courses, notamment des trails, ont rempli le calendrier ces dernières années, et les week-end comptent quelques fois plusieurs courses dans le même département, à moins de 50 km de distance. Un calendrier assez inégal qui plus est, puisque la majorité se concentre à la belle saison, entre avril et octobre, laissant plus disponibles les mois d’hiver. Et encore, de nombreuses manifestations ne se signalent pas et voient le jour de façon un peu confidentielle.

La masse de coureurs est donc diffuse, avec de toutes petites manifestations, et le niveau des courses s’en ressent également (avec le fait aussi que la masse se tourne plus vers le loisir). L’offre nouvelle est donc difficile à faire et il n’est pas simple de sortir son épingle du jeu.

Pour les nouvelles organisations, ou celles déjà existantes, cette réglementation FFA vous guidera, tout en sachant que : « Les règles techniques et de sécurité générales et les règles techniques et de sécurité spécifiques aux courses en milieu naturel […] doivent aussi s’appliquer pour tous les organisateurs affiliés ou non à la FFA. Les règles administratives fédérales et les règles techniques et de sécurité fédérales ont quant à elles vocation à s’appliquer seulement aux organisateurs affiliés à la FFA. »

 

Course sur route

Les courses sur route doivent se faire sur route (bien sûr) et terrain sable. Les terrains gazonnés sont tolérés sur de très courts passages et les pavés déconseillés (sauf recouverts d’un revêtement). Attention également aux portions glissantes. Jusque là, c’est plutôt logique.

Les fortes dénivellations sont à éviter, surtout après le 30è km (pour ceux qui auraient l’idée de proposer des épreuves longues durées en montée-descente… Le bitume, ça marque). Par contre, là, on ne peut pas non plus courir en intérieur : « Il est conseillé d’établir un parcours dont la plus grande partie sera à l’abri du soleil au moment de la course. »

 

Ce qui a fait parlé récemment, c’est l’histoire du dossard (notez aussi les dossards distinctifs H et F) : « Pour l’ensemble des courses, le port du dossard est obligatoire. Il doit être porté Lisiblement sur la poitrine et maintenu par 4 épingles. Les ceintures dossards de triathlon sont interdites. Les dossards des hommes et femmes seront distinctifs (couleurs différentes de préférence) »

Ce point de réglementation a été ajouté car les dossards, sur ceintures, ont tendance à tourner ce qui rend illisible le passage sur la ligne d’arrivée, et donc le classement. Les puces assistent mais ne peuvent pas être une garantie totale s’il y a un soucis technique. De là à éliminer un coureur, au bout de son effort… (cas de Morgane Riou, en cross triathlon). Quant à différencier des dossards pour homme ou femme. Des choses difficiles à appliquer.

 

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Traçage du parcours et homologation

« Le parcours sera mesuré selon la trajectoire la plus courte possible, à 30 cm des obstacles, qu’un athlète puisse parcourir sur la partie de la route réservée à la compétition. »

Pensez-y au moment de mesurer votre course avec les GPS, ce qui fait quelques fois polémiques. D’autant qu’il y a aussi des imprécisions (satellites, technologie de chaque marque etc…).

 

Pour qu’un record soit homologué, le circuit devra avoir son certificat de mesurage, homologué par la CNCHS (Commission Nationale des Courses Hors Stade) tout d’abord. Il faut aussi que le point de départ et d’arrivée ne soient pas distants de plus de la moitié de la distance totale de l’épreuve (ex : moins de 5 km entre le départ et l’arrivée d’un 10 km). Le dénivelé négatif entre le point de départ et le point d’arrivée doit être inférieur à 0,1% (soit 1m par kilomètre). « Un record de France sénior ou master ne pourra être homologué que si l’Athlète a subi un contrôle antidopage négatif. Le délai pour ce contrôle est de 72 heures suivant la compétition et selon les conditions fixées par la réglementation des records. »

 

Un point sur les distances autorisées, route et trail

Pour rappel, aussi bien pour les organisateurs qui prennent les inscriptions de trop jeunes coureurs par rapport à la distance et à la difficulté, et pour ces coureurs eux-mêmes : il y a des distances limites à connaître. Combien de minimes inscrits sur des 10 km, des cadets sur des trails de plus de 20 km, où des juniors sur des trails longs ou même ultras… !

Sur route :

• Masters, seniors, espoirs : 20 ans et plus = illimité
• Juniors : 18-19 ans = 25 km
• Cadets : 16-17 ans = 15 km
• Minimes : 14-15 ans = 5 km
• Benjamins : 12-13 ans = 3 km

Courses nature :

« il est généralement considéré que 100m de montée correspondent à 1 km de course en plus. Si la course fait 11 km avec 600m de dénivelé, cela correspond à une distance 11 km + 6 km (en raison des 600m de dénivelé). Un cadet ne peut pas être engagé sur cette épreuve. » 

 

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Course en montagne

Les courses en montagne doivent faire un minimum de 500 m de dénivelé. Vous aurez remarqué le parcours n’est pas nécessairement technique. Pentu oui, voir très pentu, mais « le parcours ne doit pas présenter de passage rocheux nécessitant l’utilisation des mains, ni de portion au sol très instable (éboulis), ni de passage neigeux. » . Les bâtons sont interdits.

Kilomètre Vertical

« course de montagne se déroulant sur un dénivelé de 1000 mètres plus ou moins 15%, selon le plus court chemin possible, sur une distance de 5,5 km maximum »

On trouve généralement des KV entre 2,5 et 4,5 km. Ils sont, là aussi, plus ou moins techniques, quelques fois on « nettoie » les chemins et quand la pente est très importante, on crée des marches dans le sol. Il existe le format de course en ligne, ou les départs échelonnés (toutes les 15/30 s)

Course à obstacles

Pour les puristes, ce n’est pas de la course à pied purement et simplement, même si des portions en comportent. Mais les courses à obstacles sont bien dans le règlement des manifestations running 2019, signe que la FFA a souhaité rejoindre ce mouvement sportif pour l’encadrer et le codifier, alors que pour la plupart des organisations sont des événementiels, et non des clubs FFA… Il existe tout un paragraphe à ce sujet, qu’on vous laisse lire. Simplement, voici leur définition : « Manifestation à prédominance pédestre organisée en milieu naturel ou en milieu urbain comprenant des obstacles avec un départ et une arrivée »

 

Administration

LT 2017 (1)Sachez que « les compétitions qui se déroulent en totalité ou en partie sur une voie publique ou ouverte à la circulation publique ou sur ses dépendances doivent être déclarées auprès de l’autorité administrative. »

Il faut déclarer en mairie quand une commune est traversée, en préfecture quand c’est au moins deux communes, et plusieurs préfectures quand cela concerne plusieurs départements. Pensez aussi au pays concerné si vous dépassez la frontière.

Il ne faut pas hésiter à contacter le Comité Départemental des Courses Hors Stade pour consulter leur avis, leur aide et bien sûr s’inscrire au calendrier.

Il y a aussi de longs paragraphes concernant les secours et la sécurité. Bien se renseigner quand aux conditions qui dépendent du nombre de participants et des conditions de course. Là aussi, le CDCHS peut conseiller les organisations.

 

N’hésitez pas à réagir et à vous plonger dans le règlement :

 

Réglementation des manifestations running

 


 

Informations supplémentaires
Commission nationale des courses Hors-stade – 23 février 2019

Pas mal d’informations supplémentaires dans cette dernière commission.
Par exemple, les candidatures pour les prochains championnats de France en 2020

– le semi-marathon des Olonne le 30 mai 2020,
– le marathon Vert à Rennes le 25 octobre 2020,
– les 100km à Belves le 25 avril 2020,
– les 24 heures de Vierzon le 3 ou 4 octobre ou 10 et 11 octobre
– le trail de La Pastourelle à Salers en mai.

Aucune candidature pour l’Ekiden, le KV et le cross. On note tout de même un bel essor de l’Ekiden (marathon en relais de 6 coureurs), qui profite de l’attrait des courses en équipe.

 

Modif port du dossard : (info de base, voir plus haut) > le port du dossard est bien sûr obligatoire (4 épingles). La ceinture porte-dossard est acceptée sur les compétitions de trails, montagne et ultra-fond sous réserve de permettre une bonne visibilité du numéro de dossard lors des contrôles effectués en course et à l’arrivée.

 

Trail  / KV

On vous parlait des droits de participations des catégories en fonction du dénivelé / de la distance. Le document y associe une désignation XS – S – M etc comme en triathlon. L’intérêt est infime d’autant que le terme « XS » pour des trails entre 25 et 44 km-effort renvoie vers une difficulté de « petite taille », alors qu’elles ne le sont pas en réalité.

Désignation :

Les courses sont classées par « km-effort » ; le « km-effort » est la somme de la distance expriméeen kilomètres augmentée d’un km par 100 m de dénivelé positif. Une course de 65 km avec 3500 m de D+ représente 100 km effort : 65 + 35 = 100.

Catégories
XXS : 0 – 24
XS : 25 – 44
S : 45 – 74
M : 75 – 114
L : 115 – 154
XL : 155 – 209
XXL : 210 et plus

Pour le KV, on parle de 4 km maximum, alors que plus haut on parlait de 5,5 km…

 

Association FFA / ITRA

La FFA génère des classements concernant les labels des épreuves (régional et national) et les performances des athlètes (de D8 à IA, départementale 8 à Internationale A). Le document, parle d’un « échange de services » entre la FFA et l’ITRA. Le but serait, entre autre, de faire correspondre la côte ITRA (d’un liencié FFA) à une valeur (D8 à IA) de l’échelle de performance FFA.

Donc, sur environ 100 épreuves trail à label National ou régional FFA, la valeur de la performance selon le système de cotation ITRA permettra de se situer sur l’échelle de valeur de la FFA, d’obtenir des points pour son club (comme une performance sur route par exemple). Les épreuves identifiées pourront faire valoir ceci, ainsi que d’une certaine qualité d’organisation. Renforcement de l’intérêt pour le public et de la communication pour la course, auprès de la FFA. Cela pourra aussi permettre la constitution d’un SAS élite lors des championnats.

 

2 commentaires sur « Réglementation des courses hors-stade pour 2019 : tour d’horizon »

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