Bienvenue à tous ! Bonne visite sur RUN in PYRÉNÉES !
Auteur : runinpyrenees
Coureur depuis plus de 30 ans, je baigne dans le milieu depuis mon plus jeune âge. J'ai pu passer sur de nombreux formats : cross, piste, route, course en montagne, trail.
D'un niveau inter-régional, je me suis intéressé à l'entraînement (lectures) depuis mes 16 ans et me gérer moi-même. Par la suite, mes études en Staps et mon diplôme de moniteur fédéral (1/2 fond - marche) m'ont permis de gagner en connaissance.
Impliqué dans la communication de mon club, j'ai aussi été vendeur spécialisé running (plus de 5 ans dans une grande enseigne de sport et plus de 2 ans en boutique spécialisée).
Depuis maintenant plusieurs années, je suis rédacteur sur le site de running Urun, pour lequel je répond aussi aux questions des lecteurs concernant les produits de course. J'écris aussi pour Trails Endurance Mag (web et papier) ainsi que pour la Nouvelle République des Hautes-Pyrénées. Je suis speaker depuis 7 ans avec plusieurs dizaines d'animations par an à mon actif.
Ces différentes expériences m'ont permis d'acquérir des qualités en connaissance du milieu, en rédaction, en community management, en relation dans les différents secteurs du running.
Les trails du Hautacam communiquent peu mais ne lésinent pas sur la préparation de ces trails de montagne. Avec Run in Pyrénées, on communique pour la course sans oublier de prévenir et d’avertir de la difficulté de ses parcours.
On vous le disait : les parcours étaient rudes ! Une météo favorable avec ce beau temps samedi 31 mai a permis de fouler les sentiers dans de bonnes conditions. Évidemment on ne pouvait pas tout avoir : il a fait (très) chaud. Cette combinaison d’éléments, et malgré les avertissements, ont demandé trois interventions héliportées (tout le monde va bien !), alors qu’il n’y en avait eu qu’une sur toutes les précédentes éditions…
Pour ceux qui ont franchi la ligne, des images incroyables plein la tête ! Mais des tracés cassants, bruts, poussant à l’usure. Plus de 1000 finishers finalement sur environ 1300 inscrits.
Les locaux devant sur le 24 km
Inscrit de dernière minute, Loris Lassere (Team Lurbel) n’a pas fait de cadeaux à ses concurrents et amis. Le coureur polyvalent a dominé la course en 2h25, avec environ 7 min d’avance sur Jonathan Garcia, et presque 11 min sur Mathieu Joubert. Des habitués des podiums ! Matéo Marie ajoute à l’hégémonie des bigourdan.
Caroline Delmas Saint-Hilaire s’offre une belle victoire en 3h24, poussée par la girondine Clara Lacroix à 17s près ! Plusieurs fois victorieuse sur son territoire, elle s’en sort très bien malgré les 1600 m+. Caroline compte désormais des podiums sur le Béout, La Caminade du Pic du Midi, et désormais Hautacam. Manon Robic réalise une très belle perf en se plaçant sur le podium.
Voici des tests sur plusieurs types de produits présents sur le site ONATERA.
Évidemment, il ne s’agit pas de consommer des produits et simplement de savoir ce que ça fait. Ils ont été testés dans le cadre d’une préparation à un objectif (et donc d’un entraînement soutenu) ou en fonction de besoins spécifiques.
ONATERA est une marque française spécialisée dans les produits naturels et bios, comme les compléments alimentaires, l’aromathérapie, la nutrition, la beauté et l’hygiène. C’est une entreprise à taille humaine basée à Aix-en-Provence, proposant des produits contrôlés rigoureusement, certifiés bio autant que possible.
Les tests ont été faits sur la durée, séparés en deux types d’utilisation : les produits utiles directement à la pratique sportive, et les autres utiles directement pour la santé.
Ce petit boitier contient tout de même 60 gélules, et il est conseillé d’en prendre entre 2 et 4 par jour. Il y en a largement assez pour un mois, même deux. Les gélules ne sont pas très grandes et passent sans problème avec un verre d’eau.
Ce produit de récupération apporte surtout du magnésium et du calcium, utiles pour la contraction musculaire, « sous forme decitrates et carbonates, et des vitamines du groupe B. Il contribue à rétablir les équilibres acido-basiques. » On vous laissera détailler la composition.
En termes d’effet, il ne faut pas compter sur de l’immédiateté : la cure se met en place, et je dirais qu’au bout de 2 ou 3 semaines de prise régulière, on commence à sentir les effets. Alors ce n’est pas un bien-être ou un coup de boost, mais plutôt la capacité à retourner à l’entraînement en sentant qu’on est moins fatigué pour y aller et surtout que le corps répond au niveau de l’intensité. En sachant que l’alimentation doit être correcte, mais ne peut pas tout dans le cadre d’une activité régulière et intense, elle-même insérée dans un quotidien fatiguant. Pas de fatigue nerveuse ressentie. Un produit utile dans ce cadre-là.
Endurance 65, ou « Béout Trail Club » comme ils disent avec humour. En tout cas, leur bout de terrain de la Vallée de Batsurguère est très apprécié de tous. Et une Nocturne qui laisse profiter du décor et des lumières, c’est super cool.
Les participants vous le diront : c’est bien organisé, on passe un excellent moment, et les spectateurs aussi !
Alors oui, des fois des petites erreurs arrivent, avec un 12 km légèrement plus court que d’habitude. L’erreur est humaine, et elle n’a eu aucune incidence sur le classement.
Les enfants à bloc
Cela mériterait plus de déplacement des clubs ou des familles, car les enfants, qui ont 4 circuits en fonction de leur âge, se régalent. Parcours avec bosse, médailles, goûter, récompenses pour les meilleurs ! Ensuite, on a le temps pour accueillir les grands. On a eu le temps d’applaudir quelques bolides à petites jambes (mais rapides).
Les duos, entre reprise à deux et batailles
Ce 24 km en duo c’est une occasion de faire sa « rentrée » sur les trails. C’est aussi l’occasion de « fights » mémorables ! L’intérêt grandit sur cette épreuve. Sans ça, vous retrouvez des Beñat Marmissolle en mode prépa, ou encore Matthieu Ladagnous qui s’y plaît, en trail.
Devant, Loris Lassere et Jonathan Garcia reforment le duo qui fut 3è l’an passé. Cette fois-ci, ça joue en tête de course. Romain Lacaste (déjà vainqueur avec Pagnoux) est accompagné d’Adrien Astié. Pas facile ! Devant, ça fonce, et pour lui, c’est la reprise après une incursion sur marathon. Il dira même qu’Astié, solide, l’a aidé, et que les adversaires du jour étaient plus forts. En effet, alors que l’écart est faible, il va s’agrandir après la montée, et même la descente du Béout. 2h06’19 pour la victoire, Lassere et Garcia sont aux anges ! Les Esclops restent à la 2è place, 5 minutes plus loin, et le podium sera complété par les locaux Axel Jourdia et Matthieu Leclercq !
On revient cette fois-ci sur un vrai savoir-faire depuis de nombreuses années : les vêtements techniques ! Notamment les premières couches, comme cet ensemble Energy Accumulator Light.
Pour rappel, la marque Suisse développe ses propres technologies et conçoit des vêtements haut de gamme qui ont pour but d’être performants et qui ont la particularité reconnue par tous de durer dans le temps.
Cet ensemble est constitué d’un collant 3/4 (finition sur le haut du mollet) et d’un haut manche longue. Comme indique le mot « light », c’est une première couche certes mais dans sa version « légère » donc, cela veut dire que vous pouvez trouver plus épais, et encore plus thermique. Avec le froid qu’il a fait sur début d’année, c’était le moment de tester si l’efficacité restait au rendez-vous malgré cette version light.
Cette gamme et ces produits sont plutôt conçus pour les sports d’hiver, et la cible c’est notamment le ski de fond, voir le ski-alpinisme. Mais étant donnée cette version light, la capacité annoncée à bien gérer la température, la sueur, et ne pas gêner les mouvements correspond aussi à la pratique de la course à pied.
Comme d’habitude, de nombreux tissages différenciés selon les zones du corps : poitrine, haut du dos, colonne vertébrale, bas du dos, taille, coeur, coudes, genoux, psoas, cuisses, ischios, fessiers… Que ce soit le haut ou le bas, clairement, ce ne sont pas des vêtements « classiques » que l’on voit tous les jours. On peut voir ces tissages et ces fibres sur l’envers du produit, c’est du travail technique et étudié. Je ne vais pas vous sortir le nom des fibres et des technologies marquetées, c’est trop fastidieux, et peu important.
A l’essayage
J’ai souvenir d’un haut de cette marque que je n’ai pas aimé porter, étant trop serré et les matières au contact de la peau n’améliorait pas cette impression. Autre chose : je n’ai jamais aimé porter de 3/4. Autant faire un collant, ou un cuissard… Alors, voyons si cet ensemble convient !
> Le produit est léger, il n’est pas difficile à enfiler malgré la compression, et la première impression au contact de la peau est bonne. Pas d’effet synthétique ou rêche. Pour 1m78 / 62 kg, la taille S est ok en terme de longueur.
Au niveau du cou, le col monte et couvre ce qu’il faut. Je le demande si le zip va être utile, mais il est protégé et ne pourra pas blesser. Il y a des passes-pouces donc en longueur de bras, pas de craintes.
Sur le haut, la compression est légère, mais le tissu est proche du corps : on se sent saisit, mais ça n’oppresse pas. Pareil sur le bas : le tissu est parfaitement près du corps, mais les matières sont assez élastiques on dirait, du coup on n’est pas dans une compression forte. La finition du 3/4 ne me gêne pas, s’arrêtant un peu en dessous du genou, sur le mollet.
Premiers essais
Premier essai, il me paraissait faire bon, je suis donc parti en tenue en rajoutant simplement un t-shirt sur le haut. Il faisait finalement froid ! 3, 4°C, il a fallu finalement partir sur un run actif. L’impression de froid s’est ensuite atténué. Je n’avais pas froid aux cuisses, ni en haut du corps. Pas de gênes dans ma foulée, confirmation que la compression est douce, mais petite gêne sur le bras à l’intérieur du coude, où une bande de serrage vient trop appuyer à mon goût. A la fin, vu la température, je suis étonné de partir aussi léger, là où d’habitude il faut trois couches, dont une près du corps et une épaisseur thermique.
C’est une grande première pour la marque Suisse X-Bionic : je vais vous présenter le test de leur toute première chaussure de trail ! Une exclusivité Run in Pyrénées
X-Bionic est une marque de qualité qui fait dans les produits techniques. Ils ont deux spécialités : les vêtements (notamment la compression, les premières couches et les produits thermiques), et les chaussettes X-Socks (trail, route, montagne). On peut dire que la qualité est au rendez-vous, et surtout la durée de vie. Les chaussettes de trail sont peut-être les meilleures du marché, et quasiment increvables. J’ai pour ma part des affaires de la marque depuis des années.
Cela étant dit, la curiosité était grande quand on m’a présenté cette nouveauté. Mais chaque test donne sa vérité, et non pas les fiches techniques du marketing (bien nécessaire, toutefois, pour nous renseigner sur la chaussure). Voyons voir ça !
Parlons tout de suite du prix : 300 €. Je sais que ce sera un sujet pour vous, et c’est normal, mais je ne juge que la chaussure en elle-même. Bien sûr, c’est un produit qui va exclure pas mal de monde de l’achat avec un tarif si haut placé. J’apporterai comme information que le packaging contenait une paire de chaussettes TrailRun TerraSkin Expert (qui doit bien coûter dans les 30 €) ainsi qu’un sac à chaussure d’une grande taille et dont la qualité est également élevée (15/20 € à vue de nez). On se retrouve donc, d’après mon estimation, avec une paire de chaussure qui se situe plutôt autour des 250 €.
319 gr
Drop 5 mm
31 / 26 mm
Crampons 3,7 mm
Testeur : 1m78 / 62 kg
La chaussure me semble imposante : c’est ce châssis, qui se remarque de suite, qui donne cette impression. Le drop de 5 mm me convient parfaitement, et si la hauteur de 31 mm paraît raisonnable, je pense qu’elle est réhaussée par la longueur des crampons. Pas tellement proche du sol. J’ai bien compris que ce châssis est sensé participer à la stabilité et à l’adaptation du terrain. Le dessus du mesh rappelle le tissage complexe des chaussettes, qui permet à la fois d’épouser la forme du pied, et de réguler la température. La pare-pierre est bien marqué, et l’ensemble du mesh semble bien solide. La finition du col autour de la cheville est proche, souple, mais permet de l’enfiler sans problème. Les oeillets sont solides et montent suffisamment haut pour ne pas en avoir un en « bonus ». Lacets classiques, pas de rangement prévu. Le « Speedframe » (châssis) englobe le bloc semelle et l’upper (mesh, partie haute de la chaussure), dans le but de lier les deux et stabiliser l’appui. Le pied est accueilli comme dans une siège légèrement « baquet », sans gêne, sans coutures. Le bout est légèrement relevé, mais assez peu, on ne peut pas parler de « rocker ». Ce qui est, de mon avis, une bonne chose. Il parait qu’un élément en carbone est caché à l’intérieur de la semelle, sur l’avant. La semelle Vibram rassure toujours, pour autant je ne trouve pas les crampons très imposants. Vous remarquerez de suite le look rose – noir – blanc différencié pieds gauche et droit, y compris pour les chaussettes.
Les premières foulées :
J’ai compris rien qu’à l’aspect qu’on avait affaire à une paire pour la montagne, et ça se confirme d’entrée : le contact est un peu sec, et la semelle ne laisse pas filtrer les cailloux pointus qui passent par là. Autant le déroulé est facile, et plutôt agréable, autant le poids se fait de suis ressentir. 319 gr, c’est trop lourd pour moi, mais cela rejoint, entre 280 et 320 gr, la fourchette classique de cette gamme de produits. Certains sont même plus lourds.