Retour sur l’année running 2017

Oui, nous sommes désormais dans l’ère du « running ». Dans les années 70/80, on le nommait jogging, puis il s’est transformé en footing et enfin running… Bref, c’est toujours de la course à pied, quoi qu’il en soit, qui englobe l’athlétisme avec ses épreuves de course, et la course hors-stade qui comprend les épreuves route, trail, et course en montagne.

Petit retour sur cette année 2017, en commençant par le haut niveau.

 

Athlétisme

Côté athlé, l’immense Usain Bolt a été battu au moment où il avait décidé de quitter la piste. Le trou béant de son absence va-t-il être comblé…? Mo Farah a démontré jusqu’au bout qu’il fallait venir lui prendre ses titres : il était encore au top de sa forme cette année. Il délaisse les pointes d’athlétisme pour les baskets de route. La voie est libre au couloir 1.

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Course sur route

Sur route, le marathon focalise l’attention. Pourtant, sur le semi-marathon féminin, Joyciline Jepkosgei a étonné tout le monde avec un record du monde en 1h04’51. Passage en 30’09 au 10 km, les 30 min qui n’étaient même plus frôlées, si ce n’est dépassées par un quatuor fou à Rio 2016 avec Almaz Ayana en voiture de tête…. Bref, le record est dépassé. Sur marathon, Mary Keitany, qui oeuvre depuis des années, a voulu braquer le record monstre de Paula Radcliffe à Londres et ses 2h15’25 (2003). Le kenyane était en avance à mi-course, on n’était jamais passé aussi vite. 2h17’01 au final, le 2è chrono de tous les temps, et le 5è derrière elle pour Tirunesh Dibaba (2h17’56), la reine du fond.

Chez les messieurs, Nike a voulu démontrer que l’impossible était possible : les deux heures au marathon. Pour cela, il fallait bien le meilleur coureur sur la distance, Eliud Kipchoge, prêt à démontrer l’étendue des capacités humaines. Passé l’événement marketing que tout le monde aura vu venir, bien cadré en terme matériel et humain, assister aux 2h00’25 fut dingue à voir. Kipchoge a ensuite couru 2h03’35 à Berlin, en conditions normales, mais la météo a encore montré que le record du monde ne tombera pas aussi vite que les scientifiques l’estiment.

 

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Trail

 

DSC00673 - Copie - CopieDu côté du trail, on pensera notamment à Kilian Jornet, encore et toujours, qui au travers de ses aventures attire la lumière sur cette discipline. Vainqueur de la Hardrock 100 (160 km / 10 000 m+) avec une épaule démise, triomphant deux fois de l’Everest en une semaine, il a encore plus écrit… sa propre histoire. Et ce même si François d’Haène l’a battu de belle manière sur l’UTMB. Le Grand François qui s’est adjugé également le Madeira Ultra Trail, la Maxi Race ou le Trail Verbier.

 

 

Chez les femmes, Caroline Chaverot (vainqueur du Lavaredo Ultra Trail, la Hardrock 100, la SaintéLyon…) semble au dessus, et les françaises au top avec le doublé Roche / Ferrato aux mondiaux… Mais là aussi, il existe tant de spécificités qu’il serait difficile de tout traiter.

Et sur la planète running, de manière générale ?

Le calendrier s’étoffe encore de nouvelles courses. Le trail en tête, ce qui fera plaisir à certains et moins à d’autres. Un calendrier qui voit aussi de petites courses disparaître. Globalement, il y a une baisse qui se constate sur ce type d’épreuve alors que les grosses enflent, au point de devoir bloquer les inscriptions ou devoir les provoquer des mois à l’avance. Ce qui est certain, c’est que le « trail-running » suit un changement de société où les gens se tournent vers l’activité physique pour échapper au stress, pour le plaisir, pour le bien-être. Le footing, notamment en nature, a des atouts indéniables dans cette relation au plaisir. Prendre l’air avant de penser à la performance.

D’ailleurs, la performance n’a plus la même notion, où le chronomètre classe un état de fait, de niveau entre chacun. Finalement, le coureur (route) et le traileur (qui peuvent être l’un et l’autre) raisonnent par défi personnel de progression. On s’aide des instruments de mesure (les cardio-GPS, pour ne pas les nommer) pour constater une performance par la progression. Finalement, peu importe le niveau atteint. On se donne aussi des défis, mais par le biais de la distance ou de la difficulté.

Les réseaux sociaux ont pris une part considérable dans le milieu. Il faut vivre avec son temps ! Ou dans son propre temps, tant que chacun est heureux. On peut vivre avec mais en prenant du recul sur la chose, car elle peut à la fois faire le mal comme le bien. Le flux d’info noie souvent le fond de l’info, c’est à dire la réalité, la vérité. Il faut savoir décrypter la toile. On y raconte sa vie, mais la vie que l’on veut bien montrer. On remplit le monde virtuel de ces instants plus ou moins importants. Attention simplement au vase communiquant… Inspirer, expirer, inspirez…et vous avez gagné !

Dans tous les cas, point de frontière entre performance et plaisir. Il faut avoir une vue d’ensemble de notre sport, avec la priorité au terrain, et partager cela entre tous. C’est ce que l’on souhaite montrer sur Run in Pyrénées ! A très vite pour 2018.

 

 

 

 

 

4 commentaires sur « Retour sur l’année running 2017 »

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