Quand et comment s’entraîner selon le moment de la journée et la période de l’année

Comme la plupart des coureurs, on s’entraîne… quand on peut ! Travail, famille… L’impondérable restera les horaires de travail. Les plus motivés / organisés ne verront pas de barrière dans l’univers familial, mais si celui-ci est dédié à sa cause, c’est tout de même plus simple.

Bref, quand vous avez le temps de vous entraîner, il y a des moments propices pour effectuer certaines séances.

 

Les sorties courtes et le fractionné pour le soir, l’endurance pour le matin

Si vous aviez entendu l’inverse, c’est faux. Le corps est plus apte à produire un effort intense en fin de journée. D’une part, d’expérience, vous pouvez sentir que le corps est plus chaud et plus en éveil à 17h qu’à 9h. Les performances réalisées pendant les séances en témoignent : elles sont plus élevées le soir. Pourquoi ? Parce que le corps suit des cycles sur l’alternance jour/nuit. La température du corps, les hormones et la fréquence cardiaque (+ 10 puls en fin de journée) favorisent les séances du soir.

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Ceci vaut pour les séances courtes type fractionné. Le matin, l’organisme est encore en phase d’éveil. Il faut du temps pour se mettre en route car le sang n’a pas encore irrigué tous nos muscles et tendons, ils ne peuvent donc pas produire des contractions rapides. La température tarde à monter et ne favorise pas encore au mieux l’effort soutenu. L’endurance, à faible intensité donc, ne va pas mettre à mal le corps. De plus, le Lire la suite « Quand et comment s’entraîner selon le moment de la journée et la période de l’année »

Minimas 10 km, semi-marathon, marathon : observation et réflexion.

Depuis le 1er novembre, le changement de catégorie est effectif. Et qui dit catégorie, dit minimas qui vont avec. Les chronos sont à réaliser lors des compétitions officielles à label. Avec le nouveau découpage des catégories, de 5 ans en 5 ans, il fallait bien de nouveaux minimas qui collent avec la tranche d’âge. Pour commencer, voici ces catégories qui désormais feront foi. Elles sont calquées sur ce qui se fait à l’international depuis longtemps.

Catégorie FFA 2019--2020

Les coureurs nés en 1985 sont les plus « jeunes » masters (M0). Ensuite, c’est toutes les 5 années.  Ça fera sans doute drôle à ceux-ci de se retrouver master alors qu’ils pensaient avoir encore 5 ans devant eux. Tant pis ! A d’autres, qui se trouvaient sur le point de changer de catégorie, ça fait un saut de deux d’un coup. Et des masters 3 qui deviennent master 6 avec le découpage… Bref !

Même si les plus motivés / les plus entraînés chassent quelques performances et podiums, on court avant tout pour soi. On est d’accord là dessus (peut-être). Mais avec le nouveau découpage, lié à de nouvelles qualif’, durcit pour certains le chrono, et pour d’autre le facilite. Regardons de plus près !

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10 km
Minimas 10 km 2019
Anciens minimas 2019

minimas 10 km

Il faut rappeler qu’il y a 4 ou 5 ans, les minimas sur 10 km et semi avaient Lire la suite « Minimas 10 km, semi-marathon, marathon : observation et réflexion. »

Réunion-conférence sur l’entraînement en course à pied mercredi 5 décembre 2018

Le mercredi 5 décembre prochain à 19h30 au Casino de Bagnères-de-Bigorre, nous nous retrouvons pour une nouvelle réunion-conférence avec pour thème cette fois-ci : l’entraînement en course à pied.

C’est la 3è du genre après un premier essai le 29 juin 2017, où nous avions traité de la blessure chez le coureur à pied, puis de la nutrition le 9 mars 2018. Une réussite puisque pas moins de 75 personnes étaient présentes sur la première, puis une centaine sur la seconde ! Retour sur cette première réunion, puis sur cette seconde.

 

Réunion ENTRAÎNEMENT 5 décembre 2018 - NEW-001 - Copie

 

 

Nouvelle « édition », au vu de l’intérêt des premières, et grâce au Casino de Bagnères-de-Bigorre qui nous offre toujours d’excellentes conditions, voici donc Lire la suite « Réunion-conférence sur l’entraînement en course à pied mercredi 5 décembre 2018 »

L’exploit est-il encore possible ?

En sport, et bien sûr en course à pied, plus on avance dans le temps, et plus on est censé atteindre les limites humaines. Du moins, on s’en rapproche, forcément. Et même si « les limites sont faites pour être dépassées », elles le seront moins franchement, à coups de secondes ou de centièmes…

De plus, le record étant la limite la plus haute de la performance, quand il est battu, on se demande s’il l’a été par un homme ou une femme plus entraîné, mieux préparé et qui a fait attention à un maximum de paramètres pour dépasser la précédente marque… Ou bien s’il a triché pour y parvenir.

Du coup, à chaque « nouvelle marque », le spectre du dopage revient. Le record étant déjà quelque chose d’extraordinaire, touchant ou dépassant les limites, peut-on valider, sans scepticisme, toute performance nouvelle les dépassant ? L’exploit est-il encore possible, a-t-il encore sa place ?

 

C’est une vraie question car en même temps que l’homme progresse et qu’il acquiert plus de connaissances pour s’entraîner et préparer une performance, le doute augmente lui aussi. Comment battre une performance qui était déjà bluffante ? En athlétisme, on sait que les records des années 80 en particulier chez les femmes sont entachés par des politiques de dopage à grande échelle, notamment en Europe de l’Est. Malgré de nombreuses certitudes, ces records n’ont pas été revus. Aujourd’hui, les kenyans et éthiopiens sont aussi dans le collimateur depuis des révélations et des athlètes suspendus. Finie la légende du coureur qui partait et qui revenait en courant à l’école, développant depuis son plus jeune âge des aptitudes sur les plateaux d’altitude. La course à pied comme ascenseur social et motivation, tirant les performances vers le haut…

 

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Photos : J.Saragossa, EPA, Le FIgaro

Au vu des derniers résultats, Lire la suite « L’exploit est-il encore possible ? »

Slogans, motivation et démesure

Ah, les slogans…

Les slogans : on en invente, on les reprend aux champions, on se les approprie… Bref, on en est gavé, jusqu’à l’indigestion.

A force de toujours faire rêver, vouloir dépasser les limites, on pense que tout est accessible à n’importe qui. Et quelque part, n’importe comment. C’est la mode de nier la douleur, d’en faire toujours plus. « No pain, no gain » on vous dit ! Il faut forcer, il faut souffrir, toujours, tout le temps. Evidemment qu’en ne dépassant jamais sa zone de confort, on restera au niveau actuel. La souffrance, si elle est provoquée, elle est tolérée par le coureur. Si on la subit, si on doit être dans l’inconfort, dans la peine permanente, ça ne donnera rien de bon, physiquement et psychologiquement. Peut-on toujours faire mieux ?

 

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Alors voilà, sur les réseaux sociaux, on vous montre une image forte, combinée à Lire la suite « Slogans, motivation et démesure »