L’exploit est-il encore possible ?

En sport, et bien sûr en course à pied, plus on avance dans le temps, et plus on est censé atteindre les limites humaines. Du moins, on s’en rapproche, forcément. Et même si « les limites sont faites pour être dépassées », elles le seront moins franchement, à coups de secondes ou de centièmes…

De plus, le record étant la limite la plus haute de la performance, quand il est battu, on se demande s’il l’a été par un homme ou une femme plus entraîné, mieux préparé et qui a fait attention à un maximum de paramètres pour dépasser la précédente marque… Ou bien s’il a triché pour y parvenir.

Du coup, à chaque « nouvelle marque », le spectre du dopage revient. Le record étant déjà quelque chose d’extraordinaire, touchant ou dépassant les limites, peut-on valider, sans scepticisme, toute performance nouvelle les dépassant ? L’exploit est-il encore possible, a-t-il encore sa place ?

 

C’est une vraie question car en même temps que l’homme progresse et qu’il acquiert plus de connaissances pour s’entraîner et préparer une performance, le doute augmente lui aussi. Comment battre une performance qui était déjà bluffante ? En athlétisme, on sait que les records des années 80 en particulier chez les femmes sont entachés par des politiques de dopage à grande échelle, notamment en Europe de l’Est. Malgré de nombreuses certitudes, ces records n’ont pas été revus. Aujourd’hui, les kenyans et éthiopiens sont aussi dans le collimateur depuis des révélations et des athlètes suspendus. Finie la légende du coureur qui partait et qui revenait en courant à l’école, développant depuis son plus jeune âge des aptitudes sur les plateaux d’altitude. La course à pied comme ascenseur social et motivation, tirant les performances vers le haut…

 

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Photos : J.Saragossa, EPA, Le FIgaro

Au vu des derniers résultats, Lire la suite « L’exploit est-il encore possible ? »

Slogans, motivation et démesure

Ah, les slogans…

Les slogans : on en invente, on les reprend aux champions, on se les approprie… Bref, on en est gavé, jusqu’à l’indigestion.

A force de toujours faire rêver, vouloir dépasser les limites, on pense que tout est accessible à n’importe qui. Et quelque part, n’importe comment. C’est la mode de nier la douleur, d’en faire toujours plus. « No pain, no gain » on vous dit ! Il faut forcer, il faut souffrir, toujours, tout le temps. Evidemment qu’en ne dépassant jamais sa zone de confort, on restera au niveau actuel. La souffrance, si elle est provoquée, elle est tolérée par le coureur. Si on la subit, si on doit être dans l’inconfort, dans la peine permanente, ça ne donnera rien de bon, physiquement et psychologiquement. Peut-on toujours faire mieux ?

 

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Alors voilà, sur les réseaux sociaux, on vous montre une image forte, combinée à Lire la suite « Slogans, motivation et démesure »

Retour sur l’année running 2017

Oui, nous sommes désormais dans l’ère du « running ». Dans les années 70/80, on le nommait jogging, puis il s’est transformé en footing et enfin running… Bref, c’est toujours de la course à pied, quoi qu’il en soit, qui englobe l’athlétisme avec ses épreuves de course, et la course hors-stade qui comprend les épreuves route, trail, et course en montagne.

Petit retour sur cette année 2017, en commençant par le haut niveau.

 

Athlétisme

Côté athlé, l’immense Usain Bolt a été battu au moment où il avait décidé de quitter la piste. Le trou béant de son absence va-t-il être comblé…? Mo Farah a démontré jusqu’au bout qu’il fallait venir lui prendre ses titres : il était encore au top de sa forme cette année. Il délaisse les pointes d’athlétisme pour les baskets de route. La voie est libre au couloir 1.

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Course sur route

Sur route, le marathon focalise l’attention. Pourtant, sur le semi-marathon féminin, Joyciline Jepkosgei a étonné tout le monde avec un record du monde en 1h04’51. Passage en 30’09 au 10 km, les 30 min qui n’étaient même plus frôlées, si ce n’est dépassées par un quatuor fou à Rio 2016 avec Almaz Ayana en voiture de tête…. Bref, le record est dépassé. Sur marathon, Mary Keitany, qui oeuvre depuis des années, a voulu braquer le record monstre de Paula Radcliffe à Londres et ses 2h15’25 (2003). Le kenyane était en avance à mi-course, on n’était jamais passé aussi vite. 2h17’01 au final, le 2è chrono de tous les temps, et le 5è derrière elle pour Tirunesh Dibaba (2h17’56), la reine du fond.

Chez les messieurs, Nike a voulu démontrer que l’impossible était Lire la suite « Retour sur l’année running 2017 »

Deux championnats de France dans les Pyrénées en 2018

Les candidatures pour organiser des championnats de France sont souvent proposées plus d’un an en amont, et le verdict tombe environ dix mois avant. Tenant compte des conditions particulières à chaque discipline, et dans un soucis d’alternance géographique, deux championnats auront lieu en 2018 dans les Pyrénées. Il s’agit des France de montagne à Arrens-Marsous au Val d’Azun (65) et des France de KV à Saint-Lary en vallée d’Aure (65).

 

France de montagne le 3 juin 2018 à Arrens-Marsous

 

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Crêtes Val d’Azun 2011

Le club organisateur des Esclops d’Azun est maintenant reconnu pour son expérience et ses résultats. Les membres du club ont été longtemps organisateurs des Crêtes du Val d’Azun, épreuve qui a été régulièrement l’occasion pour les meilleurs français de tenter leur sélection en équipe de France.
> Ce sera un nouveau tracé pour 2018, avec Lire la suite « Deux championnats de France dans les Pyrénées en 2018 »

Bien gérer la coupure et la reprise de l’entraînement

Il est vrai que le mot coupure est difficile à entendre, surtout pour un sport à la pratique addictive pour beaucoup de coureurs. Il faut la comprendre et bien la gérer, tout comme la reprise. Nous allons voir pourquoi la faire et comment reprendre de la bonne façon.

Une coupure, pourquoi faire?

Pour plein de bonnes raisons !

Tout d’abord, pour se re-po-ser. Les saisons sont très longues, le corps (muscles, tendons, articulations) est marqué et l’activité ne permet pas de calmer le processus inflammatoire. La coupure oui, ce qui permet aussi de refaire les « niveaux » (minéraux, fers, etc). Si des bobos traînent, c’est l’occasion de les aider à partir.

Ensuite, pour couper psychologiquement avec les contraintes de l’entraînement et des compétitions. Ces dernières sont usantes et il y a même des répercussions sur la fraîcheur physique. Les deux vont ensemble ! Cette coupure vous laisse le temps de faire le point avec les derniers mois écoulés, et cette « privation » va permettre de faire grandir en vous une envie nouvelle et des objectifs nouveaux.

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Comment organiser la coupure ?

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