Bienvenue à tous ! Bonne visite sur RUN in PYRÉNÉES !
Auteur : runinpyrenees
Coureur depuis plus de 30 ans, je baigne dans le milieu depuis mon plus jeune âge. J'ai pu passer sur de nombreux formats : cross, piste, route, course en montagne, trail.
D'un niveau inter-régional, je me suis intéressé à l'entraînement (lectures) depuis mes 16 ans et me gérer moi-même. Par la suite, mes études en Staps et mon diplôme de moniteur fédéral (1/2 fond - marche) m'ont permis de gagner en connaissance.
Impliqué dans la communication de mon club, j'ai aussi été vendeur spécialisé running (plus de 5 ans dans une grande enseigne de sport et plus de 2 ans en boutique spécialisée).
Depuis maintenant plusieurs années, je suis rédacteur sur le site de running Urun, pour lequel je répond aussi aux questions des lecteurs concernant les produits de course. J'écris aussi pour Trails Endurance Mag (web et papier) ainsi que pour la Nouvelle République des Hautes-Pyrénées. Je suis speaker depuis 7 ans avec plusieurs dizaines d'animations par an à mon actif.
Ces différentes expériences m'ont permis d'acquérir des qualités en connaissance du milieu, en rédaction, en community management, en relation dans les différents secteurs du running.
Quel beau rendez-vous en début d’année que cette Nocturne du Béout ! Les coureurs ne s’y trompent pas. La course était complète en quelques jours, le max des 500 atteint. Et encore, il y a plus de demandes, mais le village est petit et la volonté d’Endurance 65 c’est que tout soit nickel pour les participants.
Le cru 2024 fut excellent, et la satisfaction sur toutes les lèvres !
Les enfants, pour commencer
Des babys au « grand » minimes, des débutants aux habitués, les enfants ont pu courir dans les rues du village d’Omex lancés et accueillis par l’organisation et les parents. Chacun sa médaille, tous au goûter, et des récompenses pour les tous meilleurs. L’après-midi a bien lancé la journée événement au pied du Béout !
De superbes courses en duo
On avait quelques noms avant le départ, encore fallait-il les mettre dans l’ordre. Rapidement, deux duos se détachent vite : Maxime Cazajous et Guillaume Tiphène, coachés par Nicolas Boyer, et les bagnérais Romain Cabarrou et Gautier Bonnecarrère. De redoutables traileurs ! Un peu plus loin, Jonathan Garcia et Loris Lassere tentent de suivre la marche.
Les deux premiers cités seront ensemble un moment, avant que Tiphène et Cazajous en mettent un petit coup sur la fin. La victoire s’offre à eux mais non sans effort ! Ils sont ravis, à mon micro, d’avoir surtout partagé ce moment. Maxime avouera que le rythme de son collègue traileur/marathonien (2h23 à Valence) n’était pas évident à suivre sur les parties roulantes.
Mais ça leur aura sans doute permis de garder un peu de temps sur leurs dauphins. 1h58’45 contre 2h00’07, c’était chaud ! Record de l’épreuve à priori. Les troisièmes sont restés les mêmes, pas si loin, avec 2h05’26.
On avait un peu moins de doute du côté des femmes, vu le niveau d’Aurélie Paul-Grangé (4è aux France de trail et à la SaintéLyon) et Emeline Oudet (6è à la TDS et 5è au 90 km du Mont-Blanc). Les amies béarnaises des Esclops d’Azun avaient envie de partager enfin un chouette moment ensemble. Chose faite, avec en plus une belle course, passant de la 20è place à la 12è du général ! 2h25’04, le chrono est bien sûr excellent. La saison est lancée, à voir la suite selon l’état physique et le calendrier à établir par la suite.
Départs et arrivées au centre de Cauterets, avec un accès direct à la nature, au torrent, à la cascade, aux estives… Le Trail des Balcons de Cauterets, c’est le charme d’un décor qui opère au coeur des Pyrénées ! Et cette année, une (grande) nouveauté arrive !
Le 29 juin prochain, le Club Athlétique du Vignemale propose ses habituels parcours de 11 km / 500 m+, de 20 km / 1200 m+ et de 47 km 3000 m+
Cauterets est habitué des événements trail puisqu’avec le club sont organisés le Trail Blanc du Pont d’Espagne et le Trail du Cabaliros. Auparavant, la mythique course du Vignemale ou encore les championnats d’Europe de course en montagne avaient eu lieu ici.
Il y a tant de merveilles à découvrir autour de Cauterets ! C’est aussi pourquoi l’organisation voulait vous proposer ce grand projet : un trail de 80 km / 5000 m+ !
LES HORAIRES, LES TRACÉS, LES PARCOURS
80 km / 5000 m+|Départ 4h
Voici donc cette grande nouveauté ! Attention, ce n’est pas une balade de santé, elle s’adresse à des coureurs aguerris.
Le début du parcours est celui du 47 km et du 20 km. Grosse montée de 6 km / 1000 m+ vers le col de Bourg dessus. On en redescend une bonne partie, jusqu’à la route du Cambasque. Les autres parcours repartent direction de Cauterets, mais ici on va à l’opposé, Direction le parking du Cambasque, grosse montée en lacets vers la station du Lys, ses Crêtes, avant de basculer et redescendre sur le Lac d’Ilhéou.
Ça va remonter à nouveau vers le col de la Haugade, puis direction le lac de l’Embarrat, ensuite celui du Pourtet, le Lac Nère, avant de redescendre vers le refuge du Wallon, récemment rénové. Certains ne seront pas mécontents de trouver un parcours plus « roulant » (pas tout à fait…) vers la magnifique Vallée du Marcadau, presque jusqu’au Pont d’Espagne. Il faut aller chercher ensuite le Lac de Gaube (avec le Vignemale en fond). Passage au Pont d’Espagne, puis retour vers Cauterets vers le chemin des Cascades. Un régal, mais attention à la fatigue et aux appuis.
A la Raillère, on va bien sûr chercher la Cascade du Lutour. Nous sommes à peu près au km 48, et il reste un bon bout de chemin : la seconde partie commune au 47 km. Retour proche du centre de Cauterets avant de grimper vers le col du Lisey, puis celui du Riou. Première boucle sur la station de Luz Ardiden, puis la descente pour faire la boucle de Houmigous, avant de revenir à Cauterets après un sacré périple.
Encore une fois : ce parcours est de toute beauté, mais il s’adresse aux coureurs très bien préparés avec de l’expérience en ultra. Pensez aux bénévoles qui vont vous attendre de jour comme de nuit !
Le Montan’Aspe fait le plein ! On dépasse les 1000 finishers sur la dernière édition. Et surtout, comme cette année, ça a été encore plus vite. Alors que nous publions à peu près au même moment que l’an dernier, les inscriptions sont complètes pour le 8 juin prochain !
Il y aura forcément des déçus… Mais ce succès, il est dû à deux choses : à VOUS, qui appréciez, revenez et kiffez votre expérience au Montan’Aspe. Mais surtout au travail des bénévoles pour que tout leur événement mérite ce succès. L’équipe n’est pas toute jeune, mais ils ont la passion de partager leur montagne. Ils ont aussi investi en temps, en argent, en énergie, en contact, en bénévoles. Si on vous parle de l’événement, c’est grâce à eux. Et je suis ravi de vous retrouver au micro ! Un magnifique rendez-vous !
Si vous êtes inscrits, c’est que vous aviez coché la date depuis quelques temps, pour être sûr d’être là si tôt. Pensez à réserver votre week-end sur place si vous venez de loin. La Vallée d’Aspe est magnifique ! Mais quel que soit le morceau choisi, il faudra être capable de l’avaler…
Quand vous arriverez, depuis la route, les sommet se dégagent, et le charme opère. Au petit matin avant la course, vous apprécierez sans doute voir le soleil apparaître et la brume donner une atmosphère spéciale… Une fois dans l’action, vos efforts seront à mesurer : les sentiers empruntés par la randonneurs ou par les troupeaux ne ressemblent pas à des autoroutes… C’est raide, quelques fois très raide, et technique aussi. De la vraie montagne !
Mais si on y revient, c’est que tout va bien… Repas, buvette d’après course, et le speaker que je suis pour vous faire vivre une magnifique journée !
Faites comme chez vous ! Programme de la 13è édition
Vendredi 7 juin : veille de course, récupération des dossards de 17h à 21h à la salle polyvalente de Bedous. Lieu du départ et de l’arrivée. Retrait des dossards possible aussi le matin de la course.
Samedi 8 juin
5h30 : départ du Raid Aspois 61 km / 4000 m+
7h : départ du Défi de l’Ourdinse 35 km / 2600 m+
8h : départ de la rando 16,5 km / 1200 m+
10h : départ de la Ronde du Bergout 16 km / 970 m+
10h30 : départ de la Course de Soudious 9 km / 340 m+
14h30 : course enfants (?)
15h30 (environ) : remise des prix (dépend aussi des arrivées et des coureurs présents à l’heure de la remise).
En spectateur occasionnel sur ce marathon de Valence, c’était l’occasion de se plonger dans un événement dont en entend parler de plus en plus. Qu’en était-il de ce grand rendez-vous annoncé ?
Aux quatre coins du parcours pour suivre les performances de l’élite mais aussi des chronos en dessous des 3h, j’ai pu goûter au marathon de Valence depuis le bord de la route, voyant passer l’élite, quelques légendes de notre sport, et les coureurs et coureuses que j’accueille régulièrement au micro de nos belles épreuves.
Le temps de voir un spectacle avec une quantité énorme de français et des performances de 1er choix !
VALENCIA…
Quand on accueille plus de 30 000 coureurs et le cortège de suiveurs et de spectateurs qui vont avec, forcément, il faut être organisé. Pour récupérer son dossard, rendez-vous à l’Expo Deporte et ses structures à la taille démesurée. Bâtiments immenses, structure transparente, escalators, halls aussi grands qu’un aéroport… Le point dossard, les photos devant les affiches, et le village partenaire où on remarque d’entrée les nouveaux modèles de running aux semelles perchées et molles au toucher. Des marques connues, des moins connues. Au moins, tout ça fait dégourdir les jambes après le transport. Un accès plutôt difficile avec la circulation et le monde présent.
La ville est grande, les immeubles sont hauts. Si on apprécie, on peut apprécier les structures modernes et anciennes qui se mélangent. De nombreuses allées ou parcs sont présents et c’est appréciable dans cette immensité. De nombreux commerces de tous genres, aussi. Comme dans les grandes cités, l’opulence n’est pas loin de côtoyer les logements sociaux, et la pauvreté… Et puis, pour contraster, cet ensemble magnifique de la cité des Arts et des Sciences, zone de départ et d’arrivée du marathon.
Ambiance !
Au petit matin (départ 8h15), on voit les bénévoles sécuriser les rues. Les ravitaillements s’organisent sur plusieurs centaines de mètres ! On voit beaucoup de jeunes, souvent de clubs sportifs, comme mains ouvrières.
Avant de voir passer les coureurs, les motards, sirènes hurlantes et les voitures annoncent l’approche du peloton. Direction de course et caméras sont là ! Vous avez sans doute suivi la course sur l’Equipe TV.
Très vite, les groupes musicaux sont « chauds » et mettent une énergie de dingue ! De nombreux points sonos et speakers sont placés sur le parcours.
J’avais peur de ne pouvoir aller d’un coin à un autre à cause de la sécurité ou des barrières : si on se déplace à pied et aux bons endroits, aucun soucis pour suivre les coureurs ! L’application de la course, et la carte du tracé pouvaient servir pour connaître les temps de passage et les rues empruntées.
Énormément de français présents, et certains coureurs plus encouragés que d’autres : les espagnols, bien sûr, les handisports, et la légende vivante : Kenenisa Bekele.
Nous sommes dans une période post covid où on libère ses envies, lance des projets, tente des choses. Plus d’enfermement, moins de contraintes. Alors pourquoi pas rêver grand et s’entraîner plus fort ? Surtout que l’on sait aujourd’hui, comparé aux croyances limitantes d’autrefois, qu’il ne faut pas seulement être « doué » pour réussir. On peut compenser en bonne partie par la quantité et la qualité du travail. Bien qu’il faille tout de même de bons gênes et des bases acquises dans la jeunesse.
Ainsi, de plus en plus de monde se prend au sérieux, s’entraîne fort, de façon plus professionnelle. Tout le monde a déjà entendu parler du principe de progressivité : il n’est pas là seulement pour indiquer de rester raisonnable. Il y a des explications très concrètes et scientifiques pour cela.
Le but de l’entraînement est de faire progresser et d’atteindre le niveau de performance souhaité. Pour réussir cela, il faut être efficace, c’est à dire avoir le bon dosage de tous les paramètres pour parvenir à ce but. En restant en bonne santé et sans se blesser, car une des conditions est d’être régulier à l’entraînement. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas doser, ou se reposer. Au contraire. Tout se mettra en place avec un équilibre entre les efforts qualitatifs, quantitatifs, et le repos.
Personne ne peut avoir la vérité pour chacun d’entre vous. Premièrement, ce qui est efficace pour l’un, ne produit pas le même effet pour l’autre. Deuxièmement, ce qui a marché à un moment donné, peut ne plus marcher à un autre moment. Troisièmement, selon l’expérience de l’entraîneur, son vécu, son feeling, ses connaissances, sa pédagogie, son observation, et ce que l’on sait d’un point de vue scientifique, cela produira avec vous plus ou moins de résultat.
Je vous délivre donc ces conseils avec mon vécu, tout en sachant que tout le monde ne sera peut-être pas d’accord et que les connaissances évoluent. Pour vous situer donc, j’ai 32/33 ans de course à pied, une formation de moniteur fédéral d’athlétisme, une licence Staps, et bien sûr des lectures et écoutes de podcasts, sans parler d’échanges avec les coaches et les anciens.
Le volume, oui ! Mais…
Autant le dire tout de suite : on ne peut pas espérer des miracles en faisant 2 sorties de 10 km par semaine. Toutefois, avant de penser volume, il faut penser régularité. Quand on cherche à stimuler une adaptation gestuelle ou physiologique dans l’organisme, il faut répéter l’action à intervalles régulier. Si on stimule trop légèrement ou trop fortement, et que l’action suivante est trop éloignée, on est revenu à notre niveau de départ. Choquer l’organisme, oui, mais encore faut-il le laisser récupérer, soit en ralentissant, soit en se reposant complètement.
Faire du volume permet à l’organisme de s’entraîner à répondre à un état de fatigue. A force, courir devient plus habituel, plus naturel. Votre structure musculo-squelettique se renforce. Cela permet aussi à la foulée de devenir naturellement efficace, avec une gestuelle maintes fois répétée. La pose d’appui se fait en conséquence de votre fatigue.
Faire seulement du volume n’aurait pas de sens au bout d’un moment. Même si la majorité du volume se fait en endurance fondamentale (footings, sorties longues, échauffement et récupération de séances), il vous faudra faire de l’intensité pour progresser, choquer l’organisme pour provoquer des adaptations. Le volume peut être augmenté en courant plus souvent, puis en augmentant le volume de chaque sortie.
Il permettra, en courant notamment plus souvent, de multiplier les séances et donc de les varier ! Exemple : si vous courez 3 fois / semaine, en général vous faites une séance de fractionné, un footing, et une sortie longue en variant les allures. Si vous courez 6 fois / semaine, vous pourrez introduire une 2è séance de fractionné, une sortie en nature, une séance de côte, du travail à allure spécifique, un autre footing, une sortie à vélo, etc etc ! Les possibilités sont infinies. Elles doivent bien sûr être dosées et pensées.
Le volume permet d’absorber la quantité de qualité. Autrement dit : si vous faites plus de volume, vous pourrez aussi faire plus de qualité. Avec le bon dosage, c’est comme cela que l’on progresse !
MAIS : vous l’avez vu en transparence, si vous courez trop, vous fatiguez. Si vous allez sur des séances en étant fatigué, vous faites des séances de mauvaises qualités. Sans pouvoir pousser dans les allures espérées. Trop de volume peut nuire à la qualité à cause d’un état de fatigue. L’augmentation de volume non progressive est une des premières sources de blessure. Si on est blessé, on ne court pas, si on ne court pas, on se dés-entraîne, on perd en régularité, notre adaptation ne se fait plus. Le volume doit pouvoir s’insérer dans vos limites quotidiennes, sans bouleverser l’équilibre social et familial. S’entraîner oui, s’entraîner trop, non. Le trop est constitué de ces limites sociales, familiales, physiques et psychologiques.