Fractionner sur piste : un travail de qualité

Pour commencer, la piste ne concerne pas que les pistards ! Et on a déjà évoqué les atouts d’un changement de lieu, d’entraînements et de surfaces. Varier : vous avez tout à y gagner !

Côté pratique : tout le monde n’a pas accès tout près de la maison à une belle piste en tartan. Quand c’est possible, il faut pouvoir le faire, quitte à programmer autre chose avec le fait de rejoindre une ville où elle se trouve. Certaines pistes en cendrée sont bien entretenues, d’autres non. Il faut bien sûr considérer qu’à l’appui il y ait un léger dérapage, et donc adapter le chrono sur les séances. Quelques fois, c’est une histoire de 2s par 400 m, jusqu’à 5s par 1000 m. D’autres fois, si vous disposez d’une route ou bande bitumée bien plate et marquée au sol, ça peut faire l’affaire (même si la surface n’est pas la même, et que les virages ne vous donneront pas la même impression). Bref ! On va considérer que vous vivez dans un monde idéal.

Fractionner sur la piste, c’est effectuer un travail de qualité, et ce à plusieurs niveaux. Les séances ne sont pas à réserver aux coureurs de 1500 m ou à ceux qui préparent du 10 bornes. Les traileurs, les marathoniens ou les triathlètes y trouveront aussi de nombreuses façons d’effectuer des séances utiles ET efficaces. Voyons ça de plus près !

Apprentissage des allures

La piste comporte de nombreux marquages, qui servent aux départs des courses, au placement des haies et des barrières, aux zones de transmission des relais. Mais vous avez surtout besoin de savoir qu’elle fait 400 m, et que des lignes continues blanches sont aux 100 m, 200 m, 300 m et donc l’arrivée. A partir de ces 4 points tous les 100 m, vous allez pouvoir contrôler avec votre montre les allures, les temps de passage d’une séance, la valeur de la vitesse (en km/h) qui correspond au temps de passage à chaque section.

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Les séances de côtes : à placer dans son entraînement !

C’est dur, ça fait mal à la gueule et aux jambes, c’est épuisant, mais… c’est bon pour vous !

Il suffit juste d’aller courir pour être en bonne santé. Mais si vous voulez être plus forts et progresser, les séances de côtes sont à placer dans votre entraînement. Pas faciles, ces séances sont ultra bénéfiques si on les conduit bien.

 

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Elles ont de nombreux avantages :
  • musculation naturelle et travail de la puissance : forcément, avec la pente, vous luttez contre la gravité et il faut produire plus d’efforts pour se déplacer. Les muscles des jambes sont très sollicités : mollets, cuisses, fessiers (importants dans la propulsion et l’extension du bassin) et les bras par leur rôle moteur, de cadence.

 

  • Gain en vitesse et en économie de course : des muscles plus forts permettront de développer plus de puissance et de produire ou soutenir des vitesses plus élevées. Plus solide sur vos membres inférieurs, vos appuis s’écraseront moins (vous économisez de l’énergie) et vos fibres seront plus résistantes à la casse. Avec ce gain en économie, vous gagnez aussi en endurance.

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L’entraînement bi-quotidien : à tester dans son programme

Bien sûr, courir deux fois dans une journée demande de l’organisation. Mais quand on peut occasionnellement le faire, il y a un vrai intérêt sportif et une vraie efficacité dans l’entraînement.

Cependant, il ne faut pas faire n’importe quoi. Parlons-en pour évacuer la question.

  • insérer du bi-quotidien dans son programme quand on court moins de 4 fois / semaine. 
  • faire un bi-quotidien en début de préparation
  • placer un entraînement très dur la veille ou le lendemain
  • sur ces deux entraînements, faire deux fois le même type de séance / d’effort
  • placer un bi-quotidien en semaine de compétition…

 

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L’entraînement bi-quotidien est idéal à caler une fois dans une semaine où l’on s’entraîne entre 4 et 7 fois. Il permet Lire la suite « L’entraînement bi-quotidien : à tester dans son programme »

Athlé, trail, route : quelques séances clés à placer dans son entraînement

A partir du demi-fond et en course de durée, l’effort est éminemment cardio-respiratoire. La plupart des séances aérobies sont nécessaires pour développer notre moteur et progresser. Mais il est nécessaire de cibler certains efforts car chaque distance et chaque discipline comportent des spécificités. Il y a donc des « séances-clés » à programmer dans son entraînement : nous allons en faire un tour par discipline, tout en sachant qu’elles ne servent que d’exemples, et que la diversité des séances est conseillée.


Piste

Pour ne pas nous éparpiller, le 1500 m et le 5000 m sur piste

1500 m

Épreuve de demi-fond où on mixe qualité aérobie et résistance lactique. Le coureur de 1500 m est aussi sur les cross court l’hiver, par exemple, et présente une bonne capacité cardio. Mais les séances sur piste sont les principales et les plus importantes, avec un volume entre 1000 et 2000 m sur ses séances.

> Séance clé : 4 x 400 m à 120 / 130% de Vma (récup 4′, semi-active, c’est à dire avec un peu de marche pour oxygéner correctement). Attention aux montées lactiques !

5000 m 

Le 5000 m demande de courir à environ 96% de Vma. On peut bosser sur des pourcentages supérieurs à Vma en dessous des fractions de 500 m, et travailler à allure spécifique 5 km au-delà, bien que ce ne soit pas une généralité.

> Séance clé : 2 séries de 6 x 300 m à 105% (récupération 100 m dans le virage, 50s / 1 min pour un coureur régulier.

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Cross

3599_10208428758020320_8962144765359187092_nLe cross long demande le même Lire la suite « Athlé, trail, route : quelques séances clés à placer dans son entraînement »

Quand et comment s’entraîner selon le moment de la journée et la période de l’année

Comme la plupart des coureurs, on s’entraîne… quand on peut ! Travail, famille… L’impondérable restera les horaires de travail. Les plus motivés / organisés ne verront pas de barrière dans l’univers familial, mais si celui-ci est dédié à sa cause, c’est tout de même plus simple.

Bref, quand vous avez le temps de vous entraîner, il y a des moments propices pour effectuer certaines séances.

 

Les sorties courtes et le fractionné pour le soir, l’endurance pour le matin

Si vous aviez entendu l’inverse, c’est faux. Le corps est plus apte à produire un effort intense en fin de journée. D’une part, d’expérience, vous pouvez sentir que le corps est plus chaud et plus en éveil à 17h qu’à 9h. Les performances réalisées pendant les séances en témoignent : elles sont plus élevées le soir. Pourquoi ? Parce que le corps suit des cycles sur l’alternance jour/nuit. La température du corps, les hormones et la fréquence cardiaque (+ 10 puls en fin de journée) favorisent les séances du soir.

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Ceci vaut pour les séances courtes type fractionné. Le matin, l’organisme est encore en phase d’éveil. Il faut du temps pour se mettre en route car le sang n’a pas encore irrigué tous nos muscles et tendons, ils ne peuvent donc pas produire des contractions rapides. La température tarde à monter et ne favorise pas encore au mieux l’effort soutenu. L’endurance, à faible intensité donc, ne va pas mettre à mal le corps. De plus, le Lire la suite « Quand et comment s’entraîner selon le moment de la journée et la période de l’année »