Le repos fait aussi partie de l’entraînement

Le coureur à pied est un passionné, et comme tout passionné, il est souvent excessif et en fait un peu trop. Il remplace le repos par des kilomètres, se sent très vite en manque de sport et a du mal à se faire à l’idée de se reposer tandis que, pendant ce temps, les copains courent peut-être et les adversaires s’entraînent.

Sauf que la charge d’entraînement ne fait pas tout, loin de là, et il ne faut surtout pas se caler sur le rythme de quelqu’un d’autre. Les gens courent autour de vous et continueront de courir même pendant le temps où vous serez en repos ou blessé, ce qui peut arriver.  Mais… Peut-être qu’ils se reposent aussi ? Peut-être qu’ils en ont besoin… Peut-être qu’ils se se sont forcés, mais qu’ils en tireront bénéfice. Et vous ?

L’approche psychologique du coureur est trop souvent négligée et pourtant, tout démarre de là. Pour pouvoir se faire plaisir et exploiter ses capacités, le repos est essentiel et permet de trouver ou retrouver une forme physique et psychologique. Bien maîtrisé, on ne peut tirer que du positif d’un jour ou d’une période de repos. Mais il faut aussi comprendre. Voici donc quelques explications dans l’intérêt du coureur, de son plaisir et de sa performance.

 

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Il y a des jours où il faut ralentir un peu le rythme

Il faut bien sûr différencier le repos de la récupération. La « récup » peut se faire de différentes façons (active, soins, repos complet etc).

Le repos, pour être clair, c’est NE RIEN FAIRE. Pas de sortie tranquille avec les copains, pas de vélo, RIEN. Il faut comprendre que ne rien faire n’est pas une chose négative qui vous pénalise forcément. Même si le sport occupe une place primordiale dans votre vie, à moins d’être professionnel, cela ne vous fera pas manger ni payer vos factures. C’est tout bête et très terre à terre, mais il est nécessaire de le rappeler car le besoin d’adrénaline occulte beaucoup de choses. Le repos est, pourquoi pas, le moment pour vous consacrer à autre chose.

L’entraînement permet de solliciter l’organisme pour le faire progresser. Pas de résultats ni de progression sans efforts, soyons clairs ! Il faut le solliciter sur différents niveaux d’intensité pour engendrer des progrès physiques et physiologiques. On provoque ainsi de la fatigue et des dégâts, que le corps répare ensuite quand vous ne courez pas, quand vous dormez et… quand vous vous reposez ! C’est LE moment primordial où il va engendrer les adaptations pour vous faire devenir plus fort. Si vous remettez le couvert rapidement, même avec une impression de forme, cela peut se transformer petit à petit en contre-performance sans même s’en rendre compte. Le coureur sur-entraîné ne réalise pas la plupart du temps.

 

Quelques fois, vos fibres musculaires n’ont pas besoin d’une sortie de récupération mais d’un vrai jour de repos. Votre corps, jusque dans vos cellules, a besoin de refaire le plein sans devoir remettre tout en route quotidiennement. Votre cerveau a besoin d’être éduqué et freiné pour pouvoir se rendre compte du bienfait du repos. Une journée, pourquoi pas deux ou trois ! On ne perd pas ses aptitudes en si peu de temps.

Plus largement, après d’intenses périodes d’entraînement et de compétition, des coupures allant jusqu’à une semaine ou 15 jours peuvent également permettre de récupérer. On se repose, on s’aère, on déconnecte et on renouvelle sa motivation pour les prochains objectifs ou pour repartir « neuf ». A placer une ou deux fois par an. Ne pas hésiter à déconnecter complètement de la course à pied pour mieux y revenir ! L’été ou l’hiver sont souvent prisés pour ces périodes. Mais ça peut très bien être après un gros objectif du type marathon, trail long etc.

 

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En voilà une bonne idée !

 

Le bienfait psychologique du repos est énorme. Quotidiennement, aller faire une séance malgré la fatigue nerveuse (travail, vie perso) vous oblige à puiser dans le « réservoir » de motivation, qui tient souvent grâce à la fixation d’objectif. On tire trop souvent sur la corde, mais on ne s’en rend pas compte, car la dépense physique fait du bien. Sauf que l’on utilise des forces mentales qui ne sont pas « neuves ». De temps en temps, reposez-vous, arrêtez ce train, provoquez le manque, retrouvez l’envie naturelle de vous dépasser !  Avec un mental reposé et une envie neuve, vous vous rendrez compte que vous disposerez de nouvelles forces.

 

Vous l’aurez compris, le repos permet de retrouver la fraîcheur physique et mentale. Il faut être beaucoup plus à l’écoute de soi pour se permettre de retrouver du plaisir et de pousser son corps au plus loin. Si vous réalisez ça, vous serez sans aucun doute sur le chemin du progrès. Détachez-vous un peu de la course pour mieux y revenir. Sachez qu’un corps reposé permet de faire de meilleures séances, au niveau sensation et au niveau chronométrique. Il n’y a pas que le volume qui compte. Si vous enchaînez, même en vous imposant des footings, vous ne permettez pas de libérer autant d’énergie et de fraîcheur. De plus, si vous souhaitez durer longtemps sans buter psychologiquement, ce ne sera que meilleur.

Voilà pour cet article plus explicatif que concret. Il y a autant d’exemples que de coureurs, c’est pourquoi il est plus compliqué d’aller dans le détail. Mais n’hésitez pas à réagir ici ou sur les réseaux sociaux pour échanger, questionner, savoir si vous êtes sur la bonne voie, rectifier, faire une remarque…

Merci à vous de suivre Run in Pyrénées !

 

Mathieu

2 commentaires sur « Le repos fait aussi partie de l’entraînement »

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