Et si on oubliait un peu les chiffres…?

Difficile de ne pas parler de chiffres, tant notre pratique est constamment liée avec, et nous aussi.

Nous pourrions courir et nous entraîner sans montre, et ce serait une bonne chose de le faire de temps en temps. Mais nous sommes au minimum rattrapés par nos emplois du temps, nos familles, notre travail, et nous devons placer notre pratique dans un temps imparti, de façon plus ou moins large. Il faut donc la quantifier pour ne pas déborder sur le reste. Toutefois, cela reste possible de le faire si on le veut bien.

Car la montre, les applis et les réseaux sociaux nous renvoient en permanence des chiffres. Et nous, on s’y accroche. On calcule pour interpréter… Non, pour ré-interpréter ! L’interprétation correspond au ressenti, et si la technologie nous renseigne sur le chiffrage de toute chose, le quantifiable, la lecture des sensations, elle, s’éloigne un peu plus…et c’est bien dommage.

 

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Un brin de nostalgie…

Les fins d’année sont propices à quelques remémorations et donc un peu de nostalgie.

En ce moment, je partage sur Facebook quelques photos de l’année qui vient de se passer et j’essaie de remonter plus loin, histoire de rappeler quelques souvenirs aux coureurs déjà présents à l’époque et aux « nouveaux » pour leur monter ce qu’il s’est passé avant leur arrivée dans ce sport.

Quand je me replonge dans mes albums je revois des visages qui me disent quelque chose, mais je ne les croise plus sur les courses. Plus le temps ? Blessés ? La santé, la famille…? Bref. J’ai même des photos de courses qui n’existent plus ! Vous savez (ou vous ne le savez pas) il n’y avait pas de classement chrono par puces… Il y a quelques temps (10 ans ou plus) on faisait encore avec les noms sur les dossards, qu’on mettait sur une pique dans l’ordre d’arrivée…

Quelques fois, le temps passe trop vite, et on n’y peut rien même si on court après lui ! C’est drôle quand on y pense. Il passe trop vite car nos souvenirs sont encore très marqués alors que le calendrier a défilé : on se souvient de la performance, du déroulement de la course, de la place… Et puis en se remémorant on se dit : « Wouaw, mais j’étais en forme là ! Comment je faisais ? C’est si dur maintenant, et pourtant, j’ai l’impression de faire autant d’effort… ». Il y a des périodes de plénitude physique, sans douleurs, sans blessures, où tout est facile et où la performance tombe « comme ça », alors que quelques années après, on apprécie la valeur de chaque effort, de chaque résultat obtenu. Il faut souvent un peu de bornes derrière soi pour le réaliser !

 

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Trophée de l’Oussouet, Astugue (65) en 2009

 

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Course à pied et besoin en fer

Le fer est un des éléments essentiels à une bonne santé. Le coureur en a d’autant plus besoin pour son activité physique ! C’est un sujet qui revient régulièrement quand on s’entraîne jusqu’à épuisement. Voici un petit tour du sujet en trois questions, adressées à Salomé Caillau notre diététicienne-nutritionniste.

– Salomé, pourquoi le fer est il si important pour le coureur ?

Le fer est l’un des constituants principaux de l’hémoglobine, la protéine qui transporte l’oxygène des poumons aux mitochondries (petites centrales énergétiques dans les cellules). En moyenne, les besoins en fer sont de 9 mg/jour pour un homme et 16 mg chez une femme. Ces besoins sont augmentés si le sportif nécessite une ration alimentaire supérieure à la moyenne (+ 2200 kcal). Lorsque l’organisme manque de fer, ce mécanisme est déficient puisqu’il n’arrive plus à produire suffisamment d’hémoglobine : c’est l’anémie. Chez le sportif, cela devient embêtant car les muscles sont mal oxygénés. Ils sont contraints de s’adapter en puisant l’énergie dans des filières énergétiques produisant de l’énergie sans oxygène, normalement utilisées pour des efforts intenses. Ainsi, le seuil lactique est plus bas et la performance en est altérée (chute de la VO2max). C’est l’inverse du dopage à l’EPO !

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Une carence en fer (anémie) entraîne :
· Une fatigue générale, vertiges, migraines, etc.
· Une fatigue plus rapide au cours de l’effort physique
· La pratique sportive peut entraîner une perturbation de l’assimilation en fer. En effet, les sportifs éclatent leurs globules rouges au cours des chocs (foulée chez le coureur), le fer passe dans le sang et est éliminé dans les urines. D’autre part, au cours de l’effort, le système digestif est mis de côté pour alimenter les muscles en oxygène, l’intestin souffre et peut là aussi entraîner une fuite de fer.
Les athlètes les plus à risque d’anémie sont Lire la suite « Course à pied et besoin en fer »

Nouveauté Saucony en test : le modèle Freedom Iso (test complet sur Urun)

Saucony sort un modèle haut de gamme avec de nombreuses technologies, en tête l’amorti Everun présent pour la première fois sur l’intégralité de la semelle : la Freedom ISO.

Le système Isofit, ce chaussant enveloppant, est déjà connu sur d’autres modèles. La semelle est annoncée avec un un caoutchouc crystal Triflex pour l’adhérence.

-Foulée neutre
-Drop : 4 mm (19/15 mm)
-Poids : 260 gr
-Prix : 180€

Quelques tests relayés sur Run in Pyrénées sont dispos sur http://www.u-run.fr avec qui je collabore. C’est auprès d’eux que j’ai demandé si ce test était possible. Je voulais voir comment pouvait se comporter avec ces caractéristiques et la nouvelle matière conçue par Saucony.

 

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PREMIERS ESSAIS, PREMIERS CONSTATS

La présentation technique et le prix ne doivent jamais influencer le test. Il n’y a que le terrain qui compte et chacun sera son propre juge.

Le poids raisonnable (voir plutôt léger) et le drop de 4 mm sont intéressants pour celui qui cherche une foulée neutre. D’autant que le profil plutôt bas (semelle proche du sol) doit pouvoir permettre de bonnes sensations.

Dans tous les cas, à la prise en main, on constate de belles finitions : les renforts sont idéalement placés à l’avant (protection orteils) et à l’arrière (arche qui entoure le talon pour le maintien général du pied) alors que le mesh ne présente pas de points de fragilité. Avec le système Isofit, la languette est solidaire du mesh et forme comme un chaussant interne. Les passages pour les lacets sont sûrs.

La matière Everun fait inévitablement penser au Boost d’une marque concurrente. La semelle extérieure présente une marge intéressante concernant l’usure, ce sont des croisillons en crystal Triflex dont il tarde de voir l’efficacité. Tout cela se présente bien et tient en 260 gr, le poids est vraiment limité malgré tout.

 

Test complet => ICI !

Alain Mimoun, champion éternel

4 ans déjà qu’Alain Mimoun nous a quitté, le 28 juin 2013. Ses exploits et sa personnalité m’avait inspiré ces quelques lignes, que je partage à nouveau avec vous.

 

193209_10151150488417066_600133422_oAprès tant de foulées, tant de sols foulés et de foules à tes pieds,
Tu es parti rejoindre Emil ton camarade sur la ligne d’arrivée.
Désormais il manque quelqu’un dans le domaine de la course à pied,
Et de tels exploits de nos jours ne sont pas prêts d’arriver.

On ne t’as rien donné, et pourtant tu as franchi les obstacles de la vie,
Des champs de bataille aux champs de boue, l’histoire t’as suivie,
Sur la piste et sur la route, avec grand succès ton chemin tu as poursuivi,
Puis jusqu’à la fin tu as continué… tu as toujours couru, c’était ainsi !

De tes chevauchées fantastiques nous gardons les images en tête,
De tes conseils prodigués nous n’en perdions pas une miette,
Faisons que tout cela ne tombe pas aux oubliettes !
Alain Mimoun, nous n’oublierons jamais ta silhouette …

 

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Vous ne connaissez pas Alain Mimoun ? Lire la suite « Alain Mimoun, champion éternel »