Le gainage, pourquoi faire ? Explications côté kiné

Le gainage, on en entend parler, on pratique plus ou moins, par période de motivation… Mais comme tout entraînement, c’est une histoire de régularité, et il faut bien le pratiquer pour ne pas se faire mal. Car pour la course à pied comme pour la santé, c’est un atout indéniable.

C’est mieux de bien comprendre pourquoi en faire, du coup, on a demandé à Emeline Oudet, notre intervenante kiné sur Run in Pyrénées, qui pratique aussi le trail. Elle complète, d’un point de vue kiné, l’article que nous avions écrit il y a un an et demi, et qui avait intéressé beaucoup de monde. Place aux explications !

 

QU’EST CE QUE LE GAINAGE ?

Le gainage est le maintien de la sangle abdominale et des muscles du dos. Par définition, les muscles abdominaux les plus profonds (le transverse par exemple) maintiennent le squelette. Ainsi ils permettent de maintenir des postures et conditionnent ainsi les mouvements.

Petit cours d’anatomie :
Plus précisément, il existe 3 couches d’abdominaux : une profonde (le transverse), une moyenne (les obliques), une superficielle (les grands droits)

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Schéma planche anatomique abdominaux

La couche profonde : le muscle transverse est transversal comme son nom l’indique, il fait le tour du tronc jusqu’au carré des lombes, ainsi il peut s’apparenter à une gaine que les femmes mettaient autrefois, ou encore une ceinture lombaire. C’est en fait votre ceinture lombaire physiologique !

Il possède 3 actions : Lire la suite « Le gainage, pourquoi faire ? Explications côté kiné »

Cours toujours, tu m’impressionnes !

On court avant tout pour soi, dans un but de compétition, de bien-être et de santé. On court pour dépasser ses limites, tenter des choses qui se sont formées dans notre esprit et que l’on veut voir se traduire concrètement. Elles sont parfois un peu folles, mais après tout pourquoi pas, chacun court pour soi !

Il est rare, ou alors c’est une mauvaise voie empruntée, que l’on parte courir, faire une perf / un défi « dans l’idée d’impressionner » quelqu’un. Par contre, et ce de plus en plus grâce à l’exposition et la visibilité qu’offre internet et les réseaux sociaux, on essaie de susciter l’admiration.

 

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C’est un peu le travers de ce tout « statistiques », de chiffrage du nombre de visites, de suiveurs : pour donner de quoi, rendre ses actions intéressantes, on est poussé au défi (indirectement) ou à la tentative d’impressionner. Mais cette façon de fonctionner marche aussi bien à Lire la suite « Cours toujours, tu m’impressionnes ! »

Entraînement : c’est quoi une bonne séance ?

Une bonne séance, en soi, serait un entraînement qui s’est achevé sans blessures, dans les intensités ou dans les temps espérés. Avec une certaine fatigue bien sûr, provoquée par les efforts fournis, où l’on a eu de bonnes sensations et du plaisir malgré la souffrance que cela a généré.

Quelques fois les attentes sont même dépassées, le corps répondant mieux que ce qui était attendu. Une certaine facilité peut être ressentie alors que l’intensité effective se situe dans le haut de vos standards. Quand le corps est disposé à tout encaisser, c’est le pied ! Mais ça résulte aussi de toutes les adaptations que vous lui avez demandé jusqu’alors.

 

Une séance bien construite

Une bonne séance, au sens pratique, doit pouvoir comporter une phase d’échauffement, un corps de séance et une phase de récupération.

Pour une séance de fractionné sur piste ou une sortie en nature avec changement de rythme, l’échauffement ne doit pas être négligé, même quand on a peu de temps devant soit. Il vaut mieux un corps de séance court mais avec un bon échauffement, qui sert aussi de montée en puissance, et une bonne récupération, qui permet au corps de revenir au calme. Ces deux phases ont aussi pour but de respecter le corps et ses fonctions, et donc d’éviter les blessures !

 

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Un bon échauffement, c’est Lire la suite « Entraînement : c’est quoi une bonne séance ? »

Et si on oubliait un peu les chiffres…?

Difficile de ne pas parler de chiffres, tant notre pratique est constamment liée avec, et nous aussi.

Nous pourrions courir et nous entraîner sans montre, et ce serait une bonne chose de le faire de temps en temps. Mais nous sommes au minimum rattrapés par nos emplois du temps, nos familles, notre travail, et nous devons placer notre pratique dans un temps imparti, de façon plus ou moins large. Il faut donc la quantifier pour ne pas déborder sur le reste. Toutefois, cela reste possible de le faire si on le veut bien.

Car la montre, les applis et les réseaux sociaux nous renvoient en permanence des chiffres. Et nous, on s’y accroche. On calcule pour interpréter… Non, pour ré-interpréter ! L’interprétation correspond au ressenti, et si la technologie nous renseigne sur le chiffrage de toute chose, le quantifiable, la lecture des sensation, elle, s’éloigne un peu plus…et c’est bien dommage.

 

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Un brin de nostalgie…

Les fins d’année sont propices à quelques remémorations et donc un peu de nostalgie.

En ce moment, je partage sur Facebook quelques photos de l’année qui vient de se passer et j’essaie de remonter plus loin, histoire de rappeler quelques souvenirs aux coureurs déjà présents à l’époque et aux « nouveaux » pour leur monter ce qu’il s’est passé avant leur arrivée dans ce sport.

Quand je me replonge dans mes albums je revois des visages qui me disent quelque chose, mais je ne les croise plus sur les courses. Plus le temps ? Blessés ? La santé, la famille…? Bref. J’ai même des photos de courses qui n’existent plus ! Vous savez (ou vous ne le savez pas) il n’y avait pas de classement chrono par puces… Il y a quelques temps (10 ans ou plus) on faisait encore avec les noms sur les dossards, qu’on mettait sur une pique dans l’ordre d’arrivée…

Quelques fois, le temps passe trop vite, et on n’y peut rien même si on court après lui ! C’est drôle quand on y pense. Il passe trop vite car nos souvenirs sont encore très marqués alors que le calendrier a défilé : on se souvient de la performance, du déroulement de la course, de la place… Et puis en se remémorant on se dit : « Wouaw, mais j’étais en forme là ! Comment je faisais ? C’est si dur maintenant, et pourtant, j’ai l’impression de faire autant d’effort… ». Il y a des périodes de plénitude physique, sans douleurs, sans blessures, où tout est facile et où la performance tombe « comme ça », alors que quelques années après, on apprécie la valeur de chaque effort, de chaque résultat obtenu. Il faut souvent un peu de bornes derrière soi pour le réaliser !

 

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Trophée de l’Oussouet, Astugue (65) en 2009

 

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