Run in Pyrénées : infos et anecdotes

Pour tous ceux qui sont curieux, qui aiment les anecdotes diverses et variées, qui aiment la transparence et savoir comment ça se passe un peu en « coulisse », voici un petit article pour vous parler de tout ça. J’aime (Mathieu) rester proche des coureurs et j’essaie régulièrement de me mettre à la place des gens. Alors pour ceux qui suivent de près, ou qui regardent tout ce qui se passe autour de Run in Pyrénées de loin, ce qui vient est aussi pour vous !

Anecdotes sur les courses et coureurs

P1090027 (768x1024) - CopieLa première qui me vient en tête, c’est lors de cette SkyRhune 2018 surchauffée. Je suis derrière la ligne d’arrivée, je prend les photos et recueille les sentiments des coureurs. Nicolas Martin l’emporte et se met vite à l’ombre. Le jeune Julien Michelon crée la surprise, il termine second. Je vais le voir, le félicite et… il me demande combien il a terminé ! Je lui répond 2è… Il me demande si j’en étais sûr. Oui, Nicolas Martin vient de gagner, il était bien second. Le jeune homme était passé en tête au sommet, fait presque toute la descente devant, termine second, mais ne s’en était pas rendu compte ! Il pensait qu’il était dans les 10… L’effort et la chaleur l’avaient quelque peu perturbé !

Championnats de France de 10 km en octobre à Canet-en-Roussillon. Je termine à 7h l’animation (nuit comprise) du 100 Miles Sud de France. Les France de 10 km sont à 20 km. J’étais fatigué, mais pas grave, je vais jeter un coup d’oeil aux France ! Je me place d’un côté sur le passage du 1er tour, d’un autre sur le rond point précédent l’arrivée. Et j’ai bien fait ! Car Lire la suite « Run in Pyrénées : infos et anecdotes »

Le coureur, tel un phénix ?

Dans la tête du coureur, des kilomètres d’aller-retour émotionnels, qui usent autant que le corps se déplume, au fur et à mesure… J’arrête, j’arrête pas, je passe à autre chose, j’ai besoin de pause…

Courir léger, aérien, avec cette sensation de voler et de ne plus pouvoir s’arrêter, ça n’arrive pas si souvent qu’on le croit. Quand on y pense, sur toutes ces heures à courir, combien nous emmènent à cet état d’extase ? Très peu. Bien sûr, il y a d’autres satisfactions, plus immédiates, comme suer un bon coup et expulser toutes ces petites choses négatives qui nous envahissent. Entretenir son physique, sortir prendre l’air. Mais on ne court pas pour que la souffrance nous tienne et s’impose à nous. On sait qu’il faut pouvoir se bagarrer, la surpasser et essayer de la maîtriser dans un but de progression. Ça ne s’obtient dans la facilité et l’immédiateté. Mais courir simplement pour souffrir, dans la contrainte mentale, non.

PHOENIX

Courir, c’est se libérer, se sentir puissant et léger, être maître de ses capacités. On court pour aller chercher ces sensations-là. Et c’est pour cela que l’on y retourne. L’espoir fait courir. On est prêt à échanger des heures beaucoup moins positives pour un peu de ce bonheur-là.

Pourtant, Lire la suite « Le coureur, tel un phénix ? »

Cours toujours, tu m’impressionnes !

On court avant tout pour soi, dans un but de compétition, de bien-être et de santé. On court pour dépasser ses limites, tenter des choses qui se sont formées dans notre esprit et que l’on veut voir se traduire concrètement. Elles sont parfois un peu folles, mais après tout pourquoi pas, chacun court pour soi !

Il est rare, ou alors c’est une mauvaise voie empruntée, que l’on parte courir, faire une perf / un défi « dans l’idée d’impressionner » quelqu’un. Par contre, et ce de plus en plus grâce à l’exposition et la visibilité qu’offre internet et les réseaux sociaux, on essaie de susciter l’admiration.

 

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C’est un peu le travers de ce tout « statistiques », de chiffrage du nombre de visites, de suiveurs : pour donner de quoi, rendre ses actions intéressantes, on est poussé au défi (indirectement) ou à la tentative d’impressionner. Mais cette façon de fonctionner marche aussi bien à Lire la suite « Cours toujours, tu m’impressionnes ! »

La course à pied : sport d’humilité

Courir, après marcher, c’est ancré en nous. Pas étonnant que ce sport est en soi le plus pratiqué du monde, hors contexte de compétition ou de recherche de bien-être. On court à l’école, pour jouer, pour traverser la rue, pour se déplacer, voir pour chasser. En soi, il ne demande presque rien en terme de dépense, car on pourrait courir pieds nus, avec de simples tissus sur la peau. Aujourd’hui, c’est vrai que la technologie aidant, elle permet au coureur de rentrer dans une activité régulière, de compétition et de défis.

 

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Une énorme quantité de personnes court sur tout le globe. Et puis il y a nous, de notre côté. Nous et notre contexte quotidien, nos espoirs, nos envies, et chacune de nos foulées. Elles sont par milliers à chaque sortie, par millions et plus en les cumulant toutes au fil du temps. Dites-vous qu’il y a autant de personnes qui font la même chose que vous, qui y consacrent les mêmes efforts, sinon plus. Rien que cela devrait nous rendre humble…

« il y aura toujours meilleur que nous, tôt ou tard. Qu’un jour, notre progression va s’arrêter et notre forme diminuer, et qu’il y aura quelqu’un pour faire mieux et avoir des succès à son tour » 

Mais il est difficile de le réaliser, car Lire la suite « La course à pied : sport d’humilité »

Et si on oubliait un peu les chiffres…?

Difficile de ne pas parler de chiffres, tant notre pratique est constamment liée avec, et nous aussi.

Nous pourrions courir et nous entraîner sans montre, et ce serait une bonne chose de le faire de temps en temps. Mais nous sommes au minimum rattrapés par nos emplois du temps, nos familles, notre travail, et nous devons placer notre pratique dans un temps imparti, de façon plus ou moins large. Il faut donc la quantifier pour ne pas déborder sur le reste. Toutefois, cela reste possible de le faire si on le veut bien.

Car la montre, les applis et les réseaux sociaux nous renvoient en permanence des chiffres. Et nous, on s’y accroche. On calcule pour interpréter… Non, pour ré-interpréter ! L’interprétation correspond au ressenti, et si la technologie nous renseigne sur le chiffrage de toute chose, le quantifiable, la lecture des sensations, elle, s’éloigne un peu plus…et c’est bien dommage.

 

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Aujourd’hui, on Lire la suite « Et si on oubliait un peu les chiffres…? »