Athlé, trail, route : quelques séances clés à placer dans son entraînement

A partir du demi-fond et en course de durée, l’effort est éminemment cardio-respiratoire. La plupart des séances aérobies sont nécessaires pour développer notre moteur et progresser. Mais il est nécessaire de cibler certains efforts car chaque distance et chaque discipline comportent des spécificités. Il y a donc des « séances-clés » à programmer dans son entraînement : nous allons en faire un tour par discipline, tout en sachant qu’elles ne servent que d’exemples, et que la diversité des séances est conseillée.


Piste

Pour ne pas nous éparpiller, le 1500 m et le 5000 m sur piste

1500 m

Épreuve de demi-fond où on mixe qualité aérobie et résistance lactique. Le coureur de 1500 m est aussi sur les cross court l’hiver, par exemple, et présente une bonne capacité cardio. Mais les séances sur piste sont les principales et les plus importantes, avec un volume entre 1000 et 2000 m sur ses séances.

> Séance clé : 4 x 400 m à 120 / 130% de Vma (récup 4′, semi-active, c’est à dire avec un peu de marche pour oxygéner correctement). Attention aux montées lactiques !

5000 m 

Le 5000 m demande de courir à environ 96% de Vma. On peut bosser sur des pourcentages supérieurs à Vma en dessous des fractions de 500 m, et travailler à allure spécifique 5 km au-delà, bien que ce ne soit pas une généralité.

> Séance clé : 2 séries de 6 x 300 m à 105% (récupération 100 m dans le virage, 50s / 1 min pour un coureur régulier.

p1070844


Cross

3599_10208428758020320_8962144765359187092_nLe cross long demande le même Lire la suite « Athlé, trail, route : quelques séances clés à placer dans son entraînement »

Que faire après avoir atteint un objectif ?

Se fixer des objectifs est le début à tout en course à pied. Tout mettre en oeuvre pour l’atteindre est passionnant comme chemin à prendre, où on apprend beaucoup sur soi. Cette quête personnelle, quel que soit votre niveau, remplira votre quotidien, et plus largement, vos vies. Ne jamais oublier toutefois de faire la part des choses avec ce qui est une passion, votre famille, vos amis, votre travail…

Il y a plusieurs types d’objectifs intermédiaires à atteindre, comme des jalons avant votre plus beau but. Quelques fois, il faut des semaines, des mois, ou même des années avant d’y parvenir. Puis, un jour, vous réussissez. Comment vivre ce moment ? Comment le digérer ? Que faire après ? Tentative de réponse…

 

Savourez ce moment !

Combien de personnes exprimant leur satisfaction, se tournent dans l’instant vers de nouveaux objectifs ou cherchent à faire encore mieux ? Il y a un temps pour tout. Vous venez de réussir : savourez ce moment !

Quand on réussit, on Lire la suite « Que faire après avoir atteint un objectif ? »

Quand et comment s’entraîner selon le moment de la journée et la période de l’année

Comme la plupart des coureurs, on s’entraîne… quand on peut ! Travail, famille… L’impondérable restera les horaires de travail. Les plus motivés / organisés ne verront pas de barrière dans l’univers familial, mais si celui-ci est dédié à sa cause, c’est tout de même plus simple.

Bref, quand vous avez le temps de vous entraîner, il y a des moments propices pour effectuer certaines séances.

 

Les sorties courtes et le fractionné pour le soir, l’endurance pour le matin

Si vous aviez entendu l’inverse, c’est faux. Le corps est plus apte à produire un effort intense en fin de journée. D’une part, d’expérience, vous pouvez sentir que le corps est plus chaud et plus en éveil à 17h qu’à 9h. Les performances réalisées pendant les séances en témoignent : elles sont plus élevées le soir. Pourquoi ? Parce que le corps suit des cycles sur l’alternance jour/nuit. La température du corps, les hormones et la fréquence cardiaque (+ 10 puls en fin de journée) favorisent les séances du soir.

P1030724

Ceci vaut pour les séances courtes type fractionné. Le matin, l’organisme est encore en phase d’éveil. Il faut du temps pour se mettre en route car le sang n’a pas encore irrigué tous nos muscles et tendons, ils ne peuvent donc pas produire des contractions rapides. La température tarde à monter et ne favorise pas encore au mieux l’effort soutenu. L’endurance, à faible intensité donc, ne va pas mettre à mal le corps. De plus, le Lire la suite « Quand et comment s’entraîner selon le moment de la journée et la période de l’année »

Le coureur, tel un phénix ?

Dans la tête du coureur, des kilomètres d’aller-retour émotionnels, qui usent autant que le corps se déplume, au fur et à mesure… J’arrête, j’arrête pas, je passe à autre chose, j’ai besoin de pause…

Courir léger, aérien, avec cette sensation de voler et de ne plus pouvoir s’arrêter, ça n’arrive pas si souvent qu’on le croit. Quand on y pense, sur toutes ces heures à courir, combien nous emmènent à cet état d’extase ? Très peu. Bien sûr, il y a d’autres satisfactions, plus immédiates, comme suer un bon coup et expulser toutes ces petites choses négatives qui nous envahissent. Entretenir son physique, sortir prendre l’air. Mais on ne court pas pour que la souffrance nous tienne en et s’impose à nous. On sait qu’il faut pouvoir se bagarrer, la surpasser et essayer de la maîtriser dans un but de progression. Ça ne s’obtient dans la facilité et l’immédiateté. Mais courir simplement pour souffrir, dans la contrainte, non.

PHOENIX

Courir c’est se libérer, se sentir puissant et léger, être maître de ses capacités. On court pour aller chercher ces sensations là. Et c’est pour ça qu’on y retourne. L’espoir fait courir. On est prêt à échanger des heures beaucoup moins positives pour un peu de ce bonheur-là.

Pourtant, Lire la suite « Le coureur, tel un phénix ? »

Entraînement : c’est quoi une bonne séance ?

Une bonne séance, en soi, serait un entraînement qui s’est achevé sans blessures, dans les intensités ou dans les temps espérés. Avec une certaine fatigue bien sûr, provoquée par les efforts fournis, où l’on a eu de bonnes sensations et du plaisir malgré la souffrance que cela a généré.

Quelques fois les attentes sont même dépassées, le corps répondant mieux que ce qui était attendu. Une certaine facilité peut être ressentie alors que l’intensité effective se situe dans le haut de vos standards. Quand le corps est disposé à tout encaisser, c’est le pied ! Mais ça résulte aussi de toutes les adaptations que vous lui avez demandé jusqu’alors.

 

Une séance bien construite

Une bonne séance, au sens pratique, doit pouvoir comporter une phase d’échauffement, un corps de séance et une phase de récupération.

Pour une séance de fractionné sur piste ou une sortie en nature avec changement de rythme, l’échauffement ne doit pas être négligé, même quand on a peu de temps devant soit. Il vaut mieux un corps de séance court mais avec un bon échauffement, qui sert aussi de montée en puissance, et une bonne récupération, qui permet au corps de revenir au calme. Ces deux phases ont aussi pour but de respecter le corps et ses fonctions, et donc d’éviter les blessures !

 

45414770_2175568532693865_5117745251657711616_n - Copie

 

Un bon échauffement, c’est Lire la suite « Entraînement : c’est quoi une bonne séance ? »