Run in Pyrénées : infos et anecdotes

Pour tous ceux qui sont curieux, qui aiment les anecdotes diverses et variées, qui aiment la transparence et savoir comment ça se passe un peu en « coulisse », voici un petit article pour vous parler de tout ça. J’aime (Mathieu) rester proche des coureurs et j’essaie régulièrement de me mettre à la place des gens. Alors pour ceux qui suivent de près, ou qui regardent tout ce qui se passe autour de Run in Pyrénées de loin, ce qui vient est aussi pour vous !

 

Anecdotes sur les courses et coureurs

P1090027 (768x1024) - CopieLa première qui me vient en tête, c’est lors de cette SkyRhune 2018 surchauffée. Je suis derrière la ligne d’arrivée, je prend les photos et recueille les sentiments des coureurs. Nicolas Martin l’emporte et se met vite à l’ombre. Le jeune Julien Michelon crée la surprise, il termine second. Je vais le voir, le félicite et… il me demande combien il a terminé ! Je lui répond 2è… Il me demande si j’en étais sûr. Oui, Nicolas Martin vient de gagner, il était bien second. Le jeune homme était passé en tête au sommet, fait presque toute la descente devant, termine second, mais ne s’en était pas rendu compte ! Il pensait qu’il était dans les 10… L’effort et la chaleur l’avaient quelque peu perturbé !

Championnats de France de 10 km en octobre à Canet-en-Roussillon. Je termine à 7h l’animation (nuit comprise) du 100 Miles Sud de France. Les France de 10 km sont à 20 km. J’étais fatigué, mais pas grave, je vais jeter un coup d’oeil aux France ! Je me place d’un côté sur le passage du 1er tour, d’un autre sur le rond point précédent l’arrivée. Et j’ai bien fait ! Car Lire la suite « Run in Pyrénées : infos et anecdotes »

Rétro : il y a 8 ans, les championnats de France de course en montagne à Tardets (64)

C’était il y a 8 ans en arrière, le 7 août 2011 à Tardets (64), au coeur de la Soule. 8 ans déjà, que le temps passe vite ! Je vous propose de revenir sur ce qu’il s’est passé ce jour-là, lors d’un championnat de France mémorable avec la pluie qui a rendu le terrain particulièrement difficile, et le souvenir encore vif des années après !

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A Tardets, la Madeleine se court encore en compétition pendant le Tour de la Soule. Elle a été il y a quelques années manche de Coupe de France de course en Montagne. En tout cas, la chapelle de la Madeleine, à 795 m d’altitude, se mérite, car la pente pour y grimper est raide, et la descente jusqu’à Tardets peut faire trembler les jambes des coureurs qui s’y engagent avec force.

Le parcours faisait environ 13 km et 900 m+ pour les hommes, deux montées et deux descentes principales. Ce jour-là, la pluie tombe et trempe tout le monde. Peu importe, on part léger, short d’athlétisme et maillot de club. Les chaussures de trail n’auront pas été d’une grande aide, car les sentiers sont boueux et glissants. C’est à celui qui tient le mieux sur ses jambes ! Mais tout le monde aura au moins deux ou trois glissades à son compteur. Il n’empêche, l’événement préparé par Jean-Marc Peillen, Vincent Etchebest et l’équipe du Xiberotarrak fut un grand moment.


 

Didier Zago roi sur ses terres

Vous l’avez compris, les conditions étaient bien particulières. Place donc aux coureurs les plus fous, notamment Lire la suite « Rétro : il y a 8 ans, les championnats de France de course en montagne à Tardets (64) »

Théo Détienne : la jeunesse flamboyante !

THÉO DÉTIENNE n’a que 20 ans. Ce jeune coureur venu des Pyrénées-Orientales est un talent brut. Il sait courir vite, très vite, que ce soit sur son terrain préféré en montagne, ou bien sur le plat (cross, route) qu’il utilise pour progresser. En général, ni une, ni deux, il se place devant dès le départ. Son allure est aérienne, il impressionne. Facile à reconnaître avec sa chevelure blonde, il est en train de signer des performances qui ne vont pas (ou plus) le faire passer inaperçu : champion de France de course en montagne junior à Arrens-Marsous et 2è junior aux France de KV à St-Lary (2018), il a ensuite été admirable aux France de cross court en terminant 15è (12 français, 4è espoir) et couru un impressionnant 30’20 aux 10 km de St Médard-en-Jalles (3è au bilan français sur cette discipline)…

Alors que j’ai croisé plusieurs fois Théo sur les courses pyrénéennes (France de Montagne, KV, Montcalm), l’ayant pour la dernière fois au micro de l’Argelès Nature Trail il y a un mois (20 km qu’il avait remporté), j’ai eu envie de vous le faire découvrir et il a accepté de se livrer à Run in Pyrénées. Hier, son talent a éclaté au niveau international, en terminant 2è de la SkyRace des Matheysins en Isère (28 km / 1900 m+) étape du circuit mondial (et français) de skyrunning.

 

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France KV 2018 – St-Lary   |   Xavier Billet

Le voici en interview, comme en vrai : rugissant en course et sur les podiums, abordable et calme au micro.

 

Salut Théo, merci de permettre aux lecteurs de te découvrir !

– Beaucoup te connaissent depuis l’été dernier, lors des championnats de France de course en montagne à Arrens-Marsous, où tu gagnes en junior. Peux-tu nous raconter comment tu as vécu cet événement, ta course, et puis ce titre ?

J’ai vécu cet événement comme quelque chose qui a marqué la première page, j’espère, d’une longue et belle aventure. Il s’agissait d’une course très rapide avec deux montées et deux descentes. Parti prudemment, je me suis échappé à la fin de la première montée pour continuer de creuser l’écart jusqu’au bout de la course. Ça a été pour moi une consécration, je ne m’y attendais absolument pas et cela a rendu ce titre d’autant plus beau que la surprise a été générale, même pour moi ! Ça a été l’élément déclencheur de la suite de la saison.

 

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Champion de France junior de course en Montagne ! Arrens-Marsous (65)

– Depuis ce dimanche 19 mai, tu as réalisé une performance de très haut niveau en terminant 2nd de la SkyRace des Matheysins en Isère ! (28 km / 1900 m+ (Manche de coupe du Monde SkyRunning). Tout d’abord, un grand coup de chapeau… Fantastique performance ! Ta réaction sur ta course, le résultat que tu obtiens ?

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Photo FB Skyrunning

C’était une course de folie ! Mon objectif était de Lire la suite « Théo Détienne : la jeunesse flamboyante ! »

Camping Soleil du Pibeste : sport, bien-être, famille et tourisme durable. A découvrir !

Le Camping Soleil du Pibeste se situe à Agos Vidalos (65), 16 avenue du Lavedan. Juste après Lourdes et un petit bout de voie rapide, le village est au calme, au pied du massif du Pibeste. Cette montagne borde la plaine des Hautes et la vallée de Batsurguère, et s’ouvre sur la vallée d’Argelès, large, baignée de soleil, où il fait souvent beau.

Luc Dusserm nous a contacté pour faire connaître son camping, ses installations, sa philosophie, et tous les atouts qui pourraient concerner notamment les traileurs. Le mieux était de venir découvrir ce camping et son propriétaire. Visite !

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Le camping, lieu de vie agréable par excellence. Quoi de mieux, pour les amateurs de nature et de sport « outdoor » que d’être entourés de montagne ?

La visite se fait tranquillement à pied, tantôt le regard sur les installation, tantôt vers les sommets.

 

Sa situation est son premier atout 

Au pied du Pibeste, les traileurs et promeneurs accèdent à leur terrain de jeu sans déplacer de véhicules. Ce massif est bien connu dans les Hautes Pyrénées, dominant Lourdes et la vallée d’Argelès, notamment parcouru lors du Trail des Gypaètes. Il permet de basculer vers la vallée de Batsurguère au nord, où se déroule la Nocturne du Béout (autre sommet) et le pic du Jer pas loin. Vers le Sud, on peut aller en direction du val d’Azun, du côté de Couraduque, du col des Spandelles, vers le mont de Gez… Bref, à pied (ou en VTT), les possibilités sont multiples ! A quelques minutes, le col du Hautacam et tout son site et son terrain de jeu en altitude, ses lacs (Isaby, Bassias, Lac Bleu plus loin…). Sinon, direction Luz st Sauveur et Gavarnie, ou bien Cauterets, Arrens-Marsous et le lac du Tech, Estaing, les Gabizos… Bien sûr, on peut aussi faire des balades faciles sur le piémont ou en campagne, partir en vélo, faire du roller sur la coulée verte…

 

Des services rares pour les coureurs

P1100210 - Copie.JPGL’accueil à l’entrée du camping fait aussi office de boutique. Les produits Beez’Nergy, produits pour l’effort venant de la ruche, sains et naturels, sont à disposition. Il y a également Lire la suite « Camping Soleil du Pibeste : sport, bien-être, famille et tourisme durable. A découvrir ! »

Germain Grangier : en vrai, en décalé, et avec de nouveaux projets !

Germain Grangier, vous le connaissez via son humour, son sourire malicieux, ses morceaux en musique… Si vous le rencontrez, vous verrez que c’est tout naturel. Un garçon vrai.

L’athlète est aussi et avant tout très performant, un des meilleurs français en trail dans sa discipline : 3è de l’OCC 2015, 4è des France de Trail en 2016, 1er de la 6000D en 2017, 1er de la Maxi Race, de l’Ultra Madeire 85 km et 5è de la CCC 2018. Avec Katie Schide, qui partage sa vie, ils ont gagné la Pierra Menta été et la Transrockies Run. Katie, elle-même une des meilleures féminines sur le circuit, était 6è des Templiers en 2016, et a été depuis 1ère de la Maxi Race, de l’Ultra Madeire 85 km et 2è de la CCC, entre autre.

La performance d’abord, s’entraîner tout en cherchant toujours comment être le plus efficace. Puis la vie autour, l’humour, le partage, et des projets à venir comme le ONE&1  que nous allons évoquer.

 

Petite présentation de Germain :

« J’habite les Alpes maritimes et le Mercantour où je skie, roule, court, crapahute au jour le jour ! J’ai donc commencé par le ski et les sports de montagne pour migrer sur du VTT et du vélo de route (DN1). C’est à la suite d’une blessure que je délaisse le vélo qui ne matchait également plus trop avec mes envies du moment. Retour en Isère pour continuer mes études. C’est donc après une licence physique à Nice que je me lance dans un cursus d’ingénieur en géologie à Grenoble afin de clore cette formation scientifique. Je me remets à l’escalade puis surtout au trail pendant l’obtention de mon diplôme. C’est l’occasion d’allier l’utile à l’agréable car j’étudie les terrains sur lesquels je cours, autant en hiver qu’en été. Cette quête du sportif conscient de son corps et des éléments qui l’entourent me passionne. Je pratique le trail comme également un moyen d’observer la nature et d’essayer l’appréhender »

 

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Germain, puis Katie par un pyrénéen, son ami Julien Jorro :

Alors je vais être honnête mais à l’instant où j’écris ces quelques mots, je viens de lire ce qu’a dit Germain à mon sujet. Donc je ne peux qu’écrire des choses gentilles. 

Germain, c’est le gars que tu rencontres à l’improviste, et qu’au final ça devient ton ami. Ma relation avec Germain c’est l’amitié. C’est la simplicité. En fait, on ne se voit pas beaucoup dans l’année malheureusement. Mais à chaque fois c’est direct les gros délires. On n’a pas besoin de se concerter longtemps. Ça peut partir en vrille de suite. On a le même humour débile. Nous partageons un truc hyper rare aussi c’est l’amour de la musique et ça c’est aussi kiffant que d’aller crapahuter ensemble.

J’étais musicien avant plus qu’être sportif. Après je suis devenu l’inverse. Aujourd’hui avec lui, nous sommes les deux. Et ça nous va bien. On aime être sérieux sans se prendre au sérieux. Et on aime en faire des vidéos pour partager avec les autres ces moments complètement fous. Pour ce qui est des combinaisons, ça c’est le délire ultime. Et je ne peux faire tout ça qu’avec lui. Sport, nutrition, musique, délires…

Aujourd’hui, Germain a passé un cran dans son niveau sportif et je suis très fier de lui et de ses résultats. C’est vraiment un grand coureur.

Pour ce qui est de Katie, c’est simple : je peux pas l’encadrer. Elle m’a volé Germain… non évidemment je déconne ! Il m’en a parlé à peine leur rencontre effectuée. Il avait les yeux qui brillaient quand il parlait d’elle.
Je l’ai rencontrée quelques mois après. La barrière de la langue fait qu’au début le contact était plus difficile pour lui expliquer nos délires. Mais elle m’a fait progresser en anglais. Et c’est une personne que j’apprécie énormément. J’adore quand elle dit « sac a dos » avec l’accent du Maine.
C’est la meuf hyper chiante, il faut dire : une beauté naturelle car elle n’a pas besoin de mettre d’artifices. (A l’image de Flo mon épouse). Elle est très intelligente (à l’image de Flo mon épouse 😉 ), mais le plus rageant c’est qu’elle court de mieux en mieux (à l’image de Flo… ah ben non).
Et ma hantise maintenant c’est qu’elle me double. Je sais que ça va arriver. Sa course à la CCC a été énorme. J’ai été très fier d’elle. Je l’estime beaucoup Katie. J’avais apprécié cet été ne partir qu’avec elle pour aller courir. Je n’avais pas de traductrice et j’ai du me débrouiller seul pour papoter. Et j’ai appris un peu plus à la connaître.

Voilà, mon seul souhait avec Germain et Katie, c’est qu’on se voit d’avantage les mois qui suivent pour passer du bon temps et délirer (et qu’ils déménagent ENFIN dans nos belles Pyrénées !).

 

– Germain : tu as fait une belle année, avec de belles victoires et des duos avec Katie. Quel bilan fais-tu sur 2018 ?

En effet, qui dit bilan, dit synthèse synthétique en 3 parties. Pour commencer, Lire la suite « Germain Grangier : en vrai, en décalé, et avec de nouveaux projets ! »