Nous sommes maintenant à 10 jours de l’épreuve ! Chacun son objectif : celui d’être performant, celui d’en terminer dans les temps, et puis bien sûr avoir de bonnes jambes et se faire plaisir…
Des jambes il en faudra ! Qu’on soit clair avec vous : on démarre en vallée d’Aspe, on file vers les sommets ! Layens, Ourdinse, Bergout… Ça grimpe, c’est du sentier de montagne, quelques fois traversés par les animaux en pâturages. Mais ça vaut tellement le coup de s’élever…
Bref, un rappel des infos à connaître, et un coup d’oeil sur le plateau des coureurs ! Si vous n’êtes pas inscrits, il ne faut pas traîner !
« La course fut génialissime ! L’un des plus beaux tracés que j’ai fait ! Peut-être 90 % de monotraces, des kilomètres et des km de crêtes, des montées de sanglier, des descentes joueuses à glisser dans la neige ou la boue, au choix. Merci aux organisateurs pour ce si beau tracé ! Il ne manquait que la vue dégagée. Je crois bien qu’il va falloir revenir »
Ces propos sont ceux de Juliette Blanchet, Team Vibram. Une des meilleures françaises en ultra trail avait coché les Trails du Hautacam (Beaucens, 65), et elle s’est régalée. Pourtant, elle en a vu du Pays : 2è ex-aequo du Grand Raid de la Réunion, 6è de l’UTMB, 3è à la Pastourelle et au MIUT (Madeira Island Ultra Trail), 2è de la Maxi-Race, 3è de la TDS, 1ère du GRP, entre autre…
La pluie de ces derniers jours avait cessé et il a fait bon courir, bien que le terrain soit bien alourdi et abîmé (naturellement) par les passages d’animaux. Légère modif’ sur le 63 km. Le paysage s’est couvert et découvert en altitude, laissant aux coureurs parfois de belles images dans une atmosphère montagnarde. Avant chaque départ, une pensée pour Romain, le traileur disparu là-haut…
THÉO DÉTIENNE n’a que 20 ans. Ce jeune coureur venu des Pyrénées-Orientales est un talent brut. Il sait courir vite, très vite, que ce soit sur son terrain préféré en montagne, ou bien sur le plat (cross, route) qu’il utilise pour progresser. En général, ni une, ni deux, il se place devant dès le départ. Son allure est aérienne, il impressionne. Facile à reconnaître avec sa chevelure blonde, il est en train de signer des performances qui ne vont pas (ou plus) le faire passer inaperçu : champion de France de course en montagne junior à Arrens-Marsous et 2è junior aux France de KV à St-Lary (2018), il a ensuite été admirable aux France de cross court en terminant 15è (12 français, 4è espoir) et couru un impressionnant 30’20 aux 10 km de St Médard-en-Jalles (3è au bilan français sur cette discipline)…
Alors que j’ai croisé plusieurs fois Théo sur les courses pyrénéennes (France de Montagne, KV, Montcalm), l’ayant pour la dernière fois au micro de l’Argelès Nature Trail il y a un mois (20 km qu’il avait remporté), j’ai eu envie de vous le faire découvrir et il a accepté de se livrer à Run in Pyrénées. Hier, son talent a éclaté au niveau international, en terminant 2è de la SkyRace des Matheysins en Isère (28 km / 1900 m+) étape du circuit mondial (et français) de skyrunning.
France KV 2018 – St-Lary | Xavier Billet
Le voici en interview, comme en vrai : rugissant en course et sur les podiums, abordable et calme au micro.
Salut Théo, merci de permettre aux lecteurs de te découvrir !
– Beaucoup te connaissent depuis l’été dernier, lors des championnats de France de course en montagne à Arrens-Marsous, où tu gagnes en junior. Peux-tu nous raconter comment tu as vécu cet événement, ta course, et puis ce titre ?
J’ai vécu cet événement comme quelque chose qui a marqué la première page, j’espère, d’une longue et belle aventure. Il s’agissait d’une course très rapide avec deux montées et deux descentes. Parti prudemment, je me suis échappé à la fin de la première montée pour continuer de creuser l’écart jusqu’au bout de la course. Ça a été pour moi une consécration, je ne m’y attendais absolument pas et cela a rendu ce titre d’autant plus beau que la surprise a été générale, même pour moi ! Ça a été l’élément déclencheur de la suite de la saison.
Champion de France junior de course en Montagne ! Arrens-Marsous (65)
– Depuis ce dimanche 19 mai, tu as réalisé une performance de très haut niveau en terminant 2nd de la SkyRace des Matheysins en Isère ! (28 km / 1900 m+ (Manche de coupe du Monde SkyRunning). Tout d’abord, un grand coup de chapeau… Fantastique performance ! Ta réaction sur ta course, le résultat que tu obtiens ?
MARTIN CASSE est un athlète de haut niveau de la région toulousaine, qui a déjà porté le maillot de l’équipe de France. Vous l’avez peut-être déjà croisé sur un cross, un 10 km, sur la piste lors des interclubs par exemple ou bien en stage à Font-Romeu dans nos belles Pyrénées, en Cerdagne.
Nous l’avons interviewé et il se présente à vous, pour faire plus ample connaissance et vous situer sa carrière sportive, mais aussi sa carrière professionnelle qu’il mène en parallèle, entre la France et les États-Unis. Le concept de RUNNING ABROAD devrait en intéresser plus d’un chez les jeunes coureurs ! Il nous en dit plus… Bonne lecture !
– Bonjour Martin ! Tout d’abord, peux-tu te présenter pour le public qui ne suis pas de près l’athlé, le cross ou la route ?
Salut Mathieu, moi c’est Martin Casse, 28 ans, originaire de Toulouse. Je pratique l’athlétisme, et plus particulièrement le 1500 m. Sur cette distance, ma meilleure performance est 3’39″27 (record Occitanie toutes catégories). J’ai eu la chance de porter le maillot tricolore 4 fois chez les seniors entre 2017 et 2018 avec notamment une 4ème place lors des Jeux de la Francophonie 2017 à Abidjan. Je pratique également le cross-country avec ma plus belle performance dans cette discipline, une 5ème place par équipe aux championnats d’Europe de cross 2017 en Slovaquie sur le relais mixte. Je cours généralement aussi sur route en début de saison, pour préparer les cross. Ma meilleure perf est 30’13 sur 10 km.
– Tu étais le 5 mai dernier sur le 3000 m steeple, au premier tour des Interclubs à Toulouse (compétition où les meilleurs clubs d’Occitanie se rencontrent). Ce n’est pas ta discipline favorite malgré tes grandes qualités 😉 Comment ça s’est passé ?
Effectivement, les interclubs est une compétition que j’adore et ne loupe qu’en cas de force majeure. Je n’ai pas prévu de courir sur piste cet été, en raison d’obligations professionnelles. N’étant pas au meilleur de ma forme, j’ai quand même proposé à mon club du CA Balma Athlétisme de courir un 3000 m steeple au premier tour des interclubs, sans pression. Cela s’est très bien passé et j’ai pris beaucoup de plaisir à courir sur une distance nouvelle. J’ai trouvé que les tours passent beaucoup plus vite avec les barrières ! Malheureusement, je ne pourrai être présent avec mon club au second tour, puisque je suis actuellement aux Etats-Unis. (NDLR : il a remporté le 3000 m steeple en 9’17″80).
– Tu as donc une carrière d’athlète de haut niveau : quel est ton parcours professionnel, parallèlement, jusqu’à aujourd’hui ?
Le Camping Soleil du Pibeste se situe à Agos Vidalos (65), 16 avenue du Lavedan. Juste après Lourdes et un petit bout de voie rapide, le village est au calme, au pied du massif du Pibeste. Cette montagne borde la plaine des Hautes et la vallée de Batsurguère, et s’ouvre sur la vallée d’Argelès, large, baignée de soleil, où il fait souvent beau.
Luc Dusserm nous a contacté pour faire connaître son camping, ses installations, sa philosophie, et tous les atouts qui pourraient concerner notamment les traileurs. Le mieux était de venir découvrir ce camping et son propriétaire. Visite !
Le camping, lieu de vie agréable par excellence. Quoi de mieux, pour les amateurs de nature et de sport « outdoor » que d’être entourés de montagne ?
La visite se fait tranquillement à pied, tantôt le regard sur les installation, tantôt vers les sommets.
Sa situation est son premier atout
Au pied du Pibeste, les traileurs et promeneurs accèdent à leur terrain de jeu sans déplacer de véhicules. Ce massif est bien connu dans les Hautes Pyrénées, dominant Lourdes et la vallée d’Argelès, notamment parcouru lors du Trail des Gypaètes. Il permet de basculer vers la vallée de Batsurguère au nord, où se déroule la Nocturne du Béout (autre sommet) et le pic du Jer pas loin. Vers le Sud, on peut aller en direction du val d’Azun, du côté de Couraduque, du col des Spandelles, vers le mont de Gez… Bref, à pied (ou en VTT), les possibilités sont multiples ! A quelques minutes, le col du Hautacam et tout son site et son terrain de jeu en altitude, ses lacs (Isaby, Bassias, Lac Bleu plus loin…). Sinon, direction Luz st Sauveur et Gavarnie, ou bien Cauterets, Arrens-Marsous et le lac du Tech, Estaing, les Gabizos… Bien sûr, on peut aussi faire des balades faciles sur le piémont ou en campagne, partir en vélo, faire du roller sur la coulée verte…