Volume / intensité : comment trouver le bon dosage pour bien s’entraîner

Introduction

Nous sommes dans une période post covid où on libère ses envies, lance des projets, tente des choses. Plus d’enfermement, moins de contraintes. Alors pourquoi pas rêver grand et s’entraîner plus fort ? Surtout que l’on sait aujourd’hui, comparé aux croyances limitantes d’autrefois, qu’il ne faut pas seulement être « doué » pour réussir. On peut compenser en bonne partie par la quantité et la qualité du travail. Bien qu’il faille tout de même de bons gênes et des bases acquises dans la jeunesse.

Ainsi, de plus en plus de monde se prend au sérieux, s’entraîne fort, de façon plus professionnelle. Tout le monde a déjà entendu parler du principe de progressivité : il n’est pas là seulement pour indiquer de rester raisonnable. Il y a des explications très concrètes et scientifiques pour cela.

Le but de l’entraînement est de faire progresser et d’atteindre le niveau de performance souhaité. Pour réussir cela, il faut être efficace, c’est à dire avoir le bon dosage de tous les paramètres pour parvenir à ce but. En restant en bonne santé et sans se blesser, car une des conditions est d’être régulier à l’entraînement. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas doser, ou se reposer. Au contraire. Tout se mettra en place avec un équilibre entre les efforts qualitatifs, quantitatifs, et le repos.

Personne ne peut avoir la vérité pour chacun d’entre vous. Premièrement, ce qui est efficace pour l’un, ne produit pas le même effet pour l’autre. Deuxièmement, ce qui a marché à un moment donné, peut ne plus marcher à un autre moment. Troisièmement, selon l’expérience de l’entraîneur, son vécu, son feeling, ses connaissances, sa pédagogie, son observation, et ce que l’on sait d’un point de vue scientifique, cela produira avec vous plus ou moins de résultat.

Je vous délivre donc ces conseils avec mon vécu, tout en sachant que tout le monde ne sera peut-être pas d’accord et que les connaissances évoluent. Pour vous situer donc, j’ai 32/33 ans de course à pied, une formation de moniteur fédéral d’athlétisme, une licence Staps, et bien sûr des lectures et écoutes de podcasts, sans parler d’échanges avec les coaches et les anciens.

Le volume, oui ! Mais…

Autant le dire tout de suite : on ne peut pas espérer des miracles en faisant 2 sorties de 10 km par semaine. Toutefois, avant de penser volume, il faut penser régularité. Quand on cherche à stimuler une adaptation gestuelle ou physiologique dans l’organisme, il faut répéter l’action à intervalles régulier. Si on stimule trop légèrement ou trop fortement, et que l’action suivante est trop éloignée, on est revenu à notre niveau de départ. Choquer l’organisme, oui, mais encore faut-il le laisser récupérer, soit en ralentissant, soit en se reposant complètement.

Faire du volume permet à l’organisme de s’entraîner à répondre à un état de fatigue. A force, courir devient plus habituel, plus naturel. Votre structure musculo-squelettique se renforce. Cela permet aussi à la foulée de devenir naturellement efficace, avec une gestuelle maintes fois répétée. La pose d’appui se fait en conséquence de votre fatigue.

Faire seulement du volume n’aurait pas de sens au bout d’un moment. Même si la majorité du volume se fait en endurance fondamentale (footings, sorties longues, échauffement et récupération de séances), il vous faudra faire de l’intensité pour progresser, choquer l’organisme pour provoquer des adaptations. Le volume peut être augmenté en courant plus souvent, puis en augmentant le volume de chaque sortie.

Il permettra, en courant notamment plus souvent, de multiplier les séances et donc de les varier ! Exemple : si vous courez 3 fois / semaine, en général vous faites une séance de fractionné, un footing, et une sortie longue en variant les allures. Si vous courez 6 fois / semaine, vous pourrez introduire une 2è séance de fractionné, une sortie en nature, une séance de côte, du travail à allure spécifique, un autre footing, une sortie à vélo, etc etc ! Les possibilités sont infinies. Elles doivent bien sûr être dosées et pensées.

Le volume permet d’absorber la quantité de qualité. Autrement dit : si vous faites plus de volume, vous pourrez aussi faire plus de qualité. Avec le bon dosage, c’est comme cela que l’on progresse !

MAIS : vous l’avez vu en transparence, si vous courez trop, vous fatiguez. Si vous allez sur des séances en étant fatigué, vous faites des séances de mauvaises qualités. Sans pouvoir pousser dans les allures espérées. Trop de volume peut nuire à la qualité à cause d’un état de fatigue. L’augmentation de volume non progressive est une des premières sources de blessure. Si on est blessé, on ne court pas, si on ne court pas, on se dés-entraîne, on perd en régularité, notre adaptation ne se fait plus. Le volume doit pouvoir s’insérer dans vos limites quotidiennes, sans bouleverser l’équilibre social et familial. S’entraîner oui, s’entraîner trop, non. Le trop est constitué de ces limites sociales, familiales, physiques et psychologiques.

Facebook Jimmy Gressier
La qualité, OUI ! Mais…
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J’ai testé pour vous la réflexologie ! Avec Pierre Dupont

La plupart des coureurs sont passés chez le kiné, l’ostéopathe, le podologue. On a tous essayé au moins une fois les massages, l’électro-stimulation, ou encore la cryothérapie. Mais qui a testé la réflexologie ? Qui voit de quoi il s’agit ?

Au fait, c’est quoi la « réflexo » ?

La réflexologie, c’est une technique manuelle, ou bien à l’aide d’ustensiles, de chaud-froid etc, qui vient stimuler des points extrêmement précis du corps, appelés aussi « zones réflexes ». Par pression ou légers massages, le but est de libérer le patient de ses tensions et de stimuler les capacités d’autorégulation du corps.

Ces points correspondent à une partie du corps à stimuler, et donc libérer, soulager, etc… La plus connue et la réflexologie plantaire (les pieds) mais on peut utiliser aussi la réflexologie palmaire (les mains), faciale (le visage) ou auriculaire (les oreilles).

Comment suis-je venu à faire de la réflexologie ?

Par contact avec Pierre Dupont, qui a ouvert son cabinet il y a peu, 10 place Marcadieu à Tarbes. [ www.espacekalliope.com ] Nous nous connaissions depuis nos sorties club, puis il a tenu un stand de soins lors du dernier Lourdes-Tarbes où il a fait un soin récupération à Mathilde Sagnes. Elle avait remporté la course, et peu avant, avait terminé 12è des mondiaux de trail. J’étais le speaker de l’événement. De fil en aiguille, il me propose de tester, puis on part finalement sur un protocole de plusieurs séances qui m’a accompagné lors de ma préparation aux championnats de France de trail court.

Comment ça se passe ? Premières séances

Tout d’abord, on établit une fiche de soins avec mon profil en terme de santé physique, passée et actuelle, et l’objectif à venir.

La prépa du trail court n’a pas été évidente pour moi, car je souffrais de tensions aux genoux, puis je me suis tordu la cheville en début de prépa, chose avec laquelle il a fallu jongler (charge d’entraînement, récupération des capacités…), qui m’ont provoqué par la suite une longue période avec des douleurs aux tibias (type périostite), j’ai même eu des douleurs aux métatarses par la suite… Bref, il avait de quoi faire. Il fallait tenter d’agir sur ça, ainsi qu’au niveau mental pour apaiser des tensions, liées à ça ou au quotidien, comme tout un chacun.

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Foulées, pose de pied : style, efficacité, et vérités !

Foulée ample, aérienne, terrienne, attaque talon, pose medio-pied… Un peu de chaque, ou un mélange de tout ça ! Tous les styles sont dans la nature. Belle ou pas, une bonne foulée est une foulée efficace, un bassin qui avance, et un corps qui ne fait pas trop de gestes parasites, qui éparpille le moins d’énergie possible ailleurs que vers l’avant. Le tout, sans que cela provoque des dégâts sur notre corps. L’idée, c’est aussi de courir longtemps et en bonne santé.

On va faire un peu le tour de tout ça, éclaircir ce qui se dit et ce que l’on pense être bon ou pas.

Un joli style de course, c’est beau à voir ! Mais…

On va traiter d’entrée ce sujet, car il pose aussi certaines bases. Une belle foulée, ce serait quoi ?

Un coureur (ou une coureuse) qui semblerait ne pas faire d’effort, une impression de facilité, une foulée ample et légère, un corps bien placé avec un buste plus ou moins droit, des bras qui cadencent bien et un genou qui monte devant.

Bien qu’être élégant soit beau pour le spectateur, il faut avant tout être efficace. C’est tout le noeud du problème en course à pied. Avancer sans que cela ne coûte trop d’énergie. Quelques fois sur des photos, ou même dans la réalité, une foulée ample peut aussi coûter beaucoup d’énergie, notamment à la réception au sol. Courir dans les airs ne permet pas d’avancer plus vite… Bien amortir sa foulée, raccourcir son appui au sol est bien plus utile (mais on va y revenir !).

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Se fixer des buts : pour bien réussir ses compétitions et se motiver à l’entraînement

On peut réussir une compétition en se fixant des buts motivants et réalistes. A l’inverse, malgré de bons entraînements récents, on peut aussi les manquer…

C’est pourquoi il faut se préparer mentalement à la performance, en se fixant des buts réalisables, qui vont booster votre motivation. Mais il faut aussi avoir toujours des options de secours pour se « protéger », et ne pas paniquer si on passe un peu à côté pour diverses raisons. Globalement, si on fait les choses bien avec une bonne anticipation de sa course, on ne doit pas en ressortir déçu. En tout cas, il faut faire les choses pour ne pas en ressortir déçu. Quand il y a un écart entre ce que l’on produit comme performance et ce qu’on a anticipé comme résultat, c’est là que ça coince au niveau déception…!

Rassurez-vous, rien de sorcier : être réaliste, faire jouer son expérience et bien se connaître, voilà de quoi s’en sortir !

Bien réfléchir pour prendre la bonne direction…
Dès l’entraînement : savoir ce que l’on veut faire / ce que l’on peut faire

Il faut être cohérent, tout simplement. On ne peut pas se réveiller du jour au lendemain et vouloir faire moins de 30 min au 10 km dans 3 mois. Quels que soient vos objectifs, il faut d’abord savoir s’ils viennent vraiment d’une envie profonde. En général, on se projette à long terme dessus. Du coup, on a le temps de voir si c’est réalisable en terme de mise en place et d’investissement au quotidien. On a une vue sur plusieurs mois, voir plusieurs années. Si l’objectif est moindre, vous êtes prêts à faire des efforts pour le réaliser, mais si ça ne marche pas, vous savez aussi que ce n’est pas primordial et donc qu’une éventuelle déception ne sera pas elle non plus très marquante.


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Pyrénées Personal Training : ITW du coach Paul Boussemart en temps de crise

On ne peut pas dire que le période soit facile pour le sport : contraintes spatiales, horaires, salles fermées, suivi à distance, pas de compétitions, démotivation… Alors, comme tout le monde, il faut savoir s’adapter. Depuis mars 2020, le coach de Pyrénées Personal Training, Paul Boussemart, a usé de toutes les possibilité pour assurer son travail du coach le mieux possible.

Photos de l’article : Florian Galindo

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, on vous l’avait présenté (ICI), et on avait sollicité les avis de trois athlètes (ICI). Cette fois-ci, on a été voir comment ça se passait pour lui, son travail et ses athlètes. L’actualité n’est pas très réjouissante pour l’heure, et pourtant, l’activité se poursuit plus que jamais !


Paul, tu es coach, mais aussi compétiteur dès que en as l’occasion : comment tu vis ça en ce moment ?

Salut Run In Pyrénées, content de vous retrouver pour une nouvelle saison (une vraie bonne saison, pour bientôt souhaitons-le). En ce qui me concerne, j’avais une belle liste de challenges en off au programme, et c’est ce qui m’a permis de tenir pour 2020 et ce début de 2021. J’ai aussi été plutôt chanceux car j’ai pu accrocher quelques dossards 100% plaisir en fin d’été/début d’automne dernier, entre deux vagues de virus. Maintenant comme nombre d’entre nous, je dois faire preuve d’un peu de patience pour 2021. Ça frémit, et je teste des nouveautés à l’entraînement, méthodes, matériel etc…

Justement, le coaching, comment ça se passe en ce moment avec la situation sanitaire ? Dans quelles conditions se passent tes séances d’entraînement et de suivi ?

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